Côte d’Ivoire : premier déplacement officiel du président Ouattara

(Radio France © France Info)

Il est le nouveau président ivoirien, reconnu par la communauté internationale : Alassane Ouattara participe aujourd’hui à un sommet des chefs d’Etat africains à Addis Abeba. Laurent Gbagbo, qui refuse de lâcher le pouvoir, ne participe pas à cette réunion cruciale destinée à trouver une sortie de crise en Côte d’Ivoire. Ses proches font savoir qu’il n’y a rien à négocier.

Plus de trois mois après le scrutin qui l’a officiellement porté au pouvoir, c’est la première fois qu’Alassane Ouattara quitte la Côte d’Ivoire. La première fois aussi qu’il sort du Golf Hôtel d’Abidjan, où il est retranché depuis mi-décembre avec son gouvernement, sous un blocus terrestre des forces loyales à son adversaire. C’est le premier déplacement officiel du président reconnu par la communauté internationale.

Le sommet de l’Union africaine (UA) a débuté hier à Addis Abeba (Ethiopie).
_ Les présidents de cinq Etats membres (Mauritanie, Afrique du Sud, Tanzanie, Tchad et Burkina Faso) ont entamé leurs débats afin de trouver des solutions pour conjurer la guerre civile qui menace en Côte d’Ivoire.

Rien à négocier

Lors d’une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, des propositions doivent être soumises aux deux protagonistes, conviés pour l’occasion.
Mais le clan Gbagbo a déjà fait savoir qu’il n’y avait rien à négocier. Laurent Gbagbo n’a d’ailleurs pas daigné faire le déplacement, il est resté à Abidjan. Il a choisi de se faire représenter par le chef de son parti, l’ex-Premier ministre Pascal Affi N’Guessan.
Au diapason du reste de la communauté internationale, l’UA avait reconnu rapidement Alassane Ouattara comme vainqueur de l’élection présidentielle.

Dernière pression en date : une déclaration de Barack Obama qui appelle une nouvelle fois Gbagbo à lâcher le pouvoir. "Les efforts de l'ancien président Gbagbo pour se maintenir au pouvoir aux dépens de son propre pays sont une agression contre les droits universels de son peuple et contre la démocratie que la Côte d'Ivoire mérite", a lancé le président américain. Obama a par ailleurs fermement condamné les violences "odieuses" commises contre des civils en Côte d'Ivoire.

Gilles Halais, avec agences

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