La Belgique "accepte d'accueillir" l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo

Laurent Gbagbo arrive devant la Cour pénale internationale, le 15 janvier 2019, à La Haye (Pays-Bas).
Laurent Gbagbo arrive devant la Cour pénale internationale, le 15 janvier 2019, à La Haye (Pays-Bas). (REUTERS)

Laurent Gbagbo a été acquitté par la Cour pénale internationale de crimes contre l'humanité commis lors de violences en Côte d'Ivoire en 2010 et 2011.

La Belgique a dit, samedi 2 février, avoir "accepté d'accueillir" l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. Ce dernier a été libéré sous conditions, vendredi, après avoir été acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes contre l'humanité commis lors de violences post-électorales en Côte d'Ivoire en 2010 et 2011.

"Répondant à une demande de coopération de la Cour pénale internationale, la Belgique a accepté d'accueillir Laurent Gbagbo, étant donné ses liens familiaux" avec le pays, a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Selon la presse belge, la seconde femme de Laurent Gbagbo, Nady Bamba, vit actuellement en Belgique.

Obligation de résider dans un pays de la CPI

"Cela s'inscrit aussi dans le cadre de notre soutien aux juridictions pénales internationales", précise le ministère, qui dit ne pas savoir si Laurent Gbagbo se trouve déjà en Belgique. L'ancien dirigeant ivoirien devra, le cas échéant, "se tenir à tout moment à disposition de la CPI".

Laurent Gbagbo, 73 ans, a pour obligation de résider dans un Etat membre de la CPI dans l'attente d'un éventuel procès en appel. Dans leur décision, les juges n'ont pas précisé le pays qui l'accueillerait, ni si un retour de l'ancien président dans son pays, qui fait partie des Etats membres de la Cour, était envisageable.

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