VIDEO. L'armée française tente d'empêcher les représailles entre communautés en Centrafrique

BERTRAND BOYER - JEAN-MICHEL MIER / FRANCE 3

Le désarmement des milices se poursuit à Bangui dans un climat tendu.

Les militaires français déployés en Centrafrique, qui ont perdu lundi deux des leurs, poursuivaient, mercredi 11 décembre, le périlleux désarmement des groupes armés à Bangui, au lendemain de la visite de soutien du président François Hollande.

Les soldats de l'opération Sangaris ont désormais pour mission d'éviter une généralisation des représailles contre les civils musulmans de la part d'une population chrétienne qui a été terrorisée pendant des mois par les exactions de combattants de l'ex-rébellion Séléka. L'armée surveille les mouvements dans la ville - placée sous couvre-feu de 18 heures à 6 heures - grâce à des hélicoptères. 

Frustrés d'avoir été désarmés et cantonnés dans leurs bases, beaucoup d'hommes de la Séléka sont aussi furieux d'avoir été privés par les Français de tout moyen de se défendre face à la vindicte populaire. L'opération Sangaris avait d'abord été présentée comme une intervention relativement rapide et à vocation essentiellement "humanitaire". Elle vise aujourd'hui, selon Paris, à désarmer tous les groupes armés, à moyen terme à ramener la stabilité dans un pays en totale décomposition et à organiser des élections libres.

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