VIDEO. Centrafrique : Lellouche "tenté de voter contre" la prolongation de Sangaris

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Le Parlement vote mardi la prolongation de l'opération militaire française, mais l'ancien ministre UMP s'interroge sur la durée de l'intervention française et demande des engagements au gouvernement.

L'ancien ministre UMP Pierre Lellouche s'est dit mardi 25 février "tenté de voter contre" une prolongation de Sangaris, l'opération militaire française en Centrafrique, sur laquelle le Parlement est appelé à se prononcer dans l'après-midi. Sur BFMTV, le député, qui avait participé à une mission de parlementaires français en République centrafricaine à la mi-février, a déclaré : "Je suis tenté de voter contre le maintien de nos forces, sauf si le gouvernement s'engage tout à fait solennellement" notamment sur une date de retrait.

"L'opération est mal engagée depuis le début", a fait valoir le député de Paris, regrettant une intervention "improvisée, sur la base de renseignements militaires défaillants". Et de préciser : "On a sous-estimé le degré de violence, de surarmement, il y a des armes partout à Bangui, on vend des grenades chinoises à moins de 35 centimes d'euros sur les marchés. Nos soldats sont dans une situation impossible."

"Aucune préparation diplomatique"

"Ce qui peut me faire changer d'avis, c'est que le gouvernement déclare solennellement cet après-midi qu'il y a une date de retrait" qui "ne saurait excéder le mois de février l'année prochaine puisque la présidente par intérim nous a demandé de rester jusqu'aux élections".

Ensuite, aux yeux de l'ex-ministre des Affaires européennes, il faut annoncer "une transition", alors qu'il n'y avait "aucune préparation diplomatique" de Sangaris. "Hollande est parti dans cette guerre-là sans préparer." Il faut encore, demande le député, "des informations sur le coût de l'opération, qui n'est pas budgétée".

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