Religieuse assassinée en Centrafrique : l'émotion et l'incompréhension de sa congrégation en France

Nola, Centreafrique.
Nola, Centreafrique. (GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO)

Elle a été retrouvée décapitée dans un village où elle enseignait la couture à des jeunes filles dans l'ouest de la Centrafrique.

Une religieuse franco-espagnole âgée de 77 ans a été retrouvée assassinée dans le village de Nola, près de Berbérati, dans l'ouest de la Centrafrique, rapporte France Bleu Occitanie mercredi 22 mai. Sœur Inès était membre de la communauté des Filles de Jésus basée à Massac-Séran, à côte de Lavaur (Tarn). Les motifs de cet assassinat ne sont pas connus.

Selon le diocèse d’Albi, c'est le gardien qui a découvert dans la nuit de dimanche à lundi que la religieuse avait disparu. "Il a donné l’alerte, précise le diocèse d'Albi. Les religieuses et les villageois ont aussitôt entrepris les recherches. Sœur Inès a été finalement retrouvée, décapitée, de l’autre côté du fleuve au bord de la forêt. Le motif de cet assassinat est pour l’heure inconnu."

Emotion au sein de sa congrégation

"Une soeur d'Afrique qu'on a eu ce matin est très en colère parce que selon elle les journaux extrapolent", dit l'une des soeurs de la congrégation de Jésus à franceinfo. "L'enquête est en cours, quand on aura trouvé l'assasin on saura peut-être ce qu'il s'est passé, poursuit-elle. Pour le moment, on a beaucoup de peine et c'est terrible pour nous mais on ne sait pas du tout comment ça s'est passé".  

Selon la soeur de la congrégation de Jésus, la victime ne sentait pas en danger en Afrique. "On sait qu'en Centrafrique il y a des problèmes mais dans sa région, c'était plutôt calme", conclut-elle. 

Un assassinat "barbare"

Le pape François a évoqué mercredi sur la place Saint-Pierre cet assassinat "barbare". Il a appelé la foule à prier en silence pour sœur Inès, qui était originaire de Burgos, en Espagne. Depuis plusieurs années, elle avait été envoyée en mission en Centrafrique, près de la ville de Berbérati, à l’ouest du pays, où elle vivait avec une autre soeur de la communauté tarnaise, sœur Bénédicte, et des sœurs centrafricaines.

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