Soupçons de viols en Centrafrique : "Si certains militaires se sont mal comportés, je serai implacable", prévient Hollande

Des soldats français en Centrafrique, le 1er février 2014, près de la ville de Sibut. 
Des soldats français en Centrafrique, le 1er février 2014, près de la ville de Sibut.  (JEAN-PIERRE CAMPAGNE / AFP)

Le chef de l'Etat s'exprimait au lendemain des révélations du "Guardian" sur des soupçons de viols d'enfants par des militaires français en Centrafrique.

"Si certains militaires se sont mal comportés, je serai implacable", a prévenu François Hollande jeudi 30 avril, au lendemain des révélations du Guardian sur des soupçons de viols d'enfants par des militaires français en Centrafrique.

Une déclaration du chef de l'Etat d'une grande fermeté qui faisait suite à un point presse du ministère de la Défense. Son porte-parole avait expliqué que la France n'avait "pas de volonté de cacher quoi que ce soit". "Si ces faits sont avérés, ils vont à l'encontre de nos valeurs. Le ministère de la Défense aura une indulgence zéro", avait précisé Pierre Bayle, ajoutant qu'il était "prématuré de désigner tel ou tel militaire, car on ne sait pas si les faits sont avérés". 

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Selon lui, la justice est saisie depuis neuf mois, et une enquête de commandement a été déclenchée par l'armée. "L'une ne se substitue pas à l'autre, mais doit établir si la hiérarchie a été respectée, ou si une bande a agi seule."

A l'origine de cette enquête, il y a un rapport confidentiel de l'ONU, que le Guardian a récupéré. L'équipe de France 2 Londres a pu consulter ce rapport, grâce à une journaliste du quotidien.

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