Centrafrique : la justice enquête sur de nouvelles accusations de viols par des soldats français

Un soldat français monte la garde à l\'entrée de Sibut (Centrafrique), le 1er février 2014.
Un soldat français monte la garde à l'entrée de Sibut (Centrafrique), le 1er février 2014. (JEAN-PIERRE CAMPAGNE / AFP)

Deux enfants affirment avoir obtenu de l'eau et des biscuits en échange de fellations sur des soldats de l'opération Sangaris, en 2014.

Cette fois, les accusations sont portées par une sœur et un frère centrafricains de 7 et 9 ans. La justice française enquête sur de nouveaux soupçons de viols commis par des soldats de la force française Sangaris en Centrafrique, a indiqué, lundi 8 février, une source judiciaire.

Cette procédure fait suite aux déclarations des deux enfants, recueillies et révélées, fin janvier, par l'ONU. Elles font état de fellations sur des militaires non identifiés, selon une source proche du dossier. Des viols qui auraient été commis en échange d'eau et de biscuits, selon le récit de l'ONU.

Ces faits se seraient produits en 2014 et auraient pour théâtre le camp de M'Poko, près de l'aéroport de Bangui. Selon les propos des deux enfants, d'autres enfants auraient été abusés de la même manière lors d'incidents répétés impliquant plusieurs soldats français. A la suite de ces témoignages, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a saisi la justice.

Cinq soldats entendus après d'autres accusations

Des investigations sont déjà menées par les gendarmes français après que d'autres enfants ont porté des accusations sur quatorze soldats français. Dans ce premier volet de l'enquête, cinq soldats français de Sangaris ont été entendus en décembre, sans être mis en examen.

Ils ont indiqué avoir donné des rations alimentaires à des enfants, mais ont réfuté avoir demandé quoi que ce soit en retour et nié tout abus sexuel, selon une source proche du dossier.

Les investigations n'ont pour l'instant pas permis de trancher. Les déclarations des enfants ont varié et le nombre de plaignants a augmenté, a par ailleurs indiqué cette source.

Vous êtes à nouveau en ligne