Centrafrique : moins de la moitié des Français soutiennent l'opération Sangaris

Des soldats français montent la garde à l\'aéroport de Bangui (Centrafrique), pendant une distribution de nourriture aux réfugiés, le 13 décembre 2013.
Des soldats français montent la garde à l'aéroport de Bangui (Centrafrique), pendant une distribution de nourriture aux réfugiés, le 13 décembre 2013. (SIA KAMBOU / AFP)

L'adhésion à l'intervention militaire française est passée de 51% à 44% en une semaine, selon un sondage Ifop pour "Ouest-France".

L'intervention militaire française en Centrafrique est de moins en moins populaire. Moins de la moitié des Français soutiennent l'opération Sangaris, engagée le 5 décembre. L'adhésion est passée de 51% à 44% en une semaine, selon un sondage Ifop pour Ouest-France, publié samedi 14 décembre. Un effritement "particulièrement rapide", selon l'institut.

L'Ifop avance que cette chute accélérée s'explique par un "effet de lassitude" face à la multiplication des opérations à l'étranger. Mais aussi par des buts de guerre peu évidents et par une réticence à engager de nouveaux moyens financiers en période de crise. A titre de comparaison, relève l'Ifop, les interventions en Libye et au Mali avaient recueilli une adhésion initiale de 66 et 63%. Et elles n'avaient connu une chute de popularité qu'au bout de respectivement deux semaines et un mois et demi.  

Le soutien à l'opération reste toutefois majoritaire chez les sympathisants de gauche (61%). Mais seuls 14% d'entre eux s'en disent "tout à fait favorable". A droite, l'intervention est rejetée par 65% des sympathisants UMP et par 77% des proches du FN.

L'enquête a été réalisée en ligne du 11 au 13 décembre, après la mort de deux soldats français le 10 décembre à Bangui, auprès d'un échantillon de 1 002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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