Centrafrique : au moins 20 morts dans des violences dans le centre du pays

Des habitants près de Kaga Bandoro (Centrafrique) le 29 avril 2014.
Des habitants près de Kaga Bandoro (Centrafrique) le 29 avril 2014. (SIEGFRIED MODOLA / REUTERS)

Des attaques ont été lancées par des hommes armés issus de la rébellion de l'ex-Séléka dans la région de Kaga Bandoro.

Au moins 20 personnes ont été tuées et plusieurs blessées en Centrafrique, dans des attaques qui ont commencé vendredi 16 septembre et se sont poursuivies samedi. Ces attaques ont été lancées par des hommes armés issus de la rébellion de l'ex-Séléka dans la région de Kaga Bandoro. La Séléka est la coalition constituée en août 2012 de partis politiques et de forces rebelles opposés au président centrafricain François Bozizé.

"Ils ont provoqué la peur parmi les habitants qui ont fui en brousse ou encore vers les localités voisines", a déclaré dimanche, sous couvert d'anonymat, un responsable de la gendarmerie.

Des "assaillants lourdement armés"

Dans un communiqué, la mission de l'ONU en centrafrique (Minusca) a indiqué avoir "décidé de renforcer son dispositif militaire à Kaga Bandoro et Ndomété pour prévenir toute détérioration de la situation". Car le village de Ndomété est très affecté par ces nouvelles violences. Kaga Bandoro est aussi touché car c'est le fief du Front populaire pour le renouveau de Centrafrique (FPRC), groupe armé issu de l'ex-coalition rebelle Séléka.

"Les assaillants lourdement armés ont incendié des dizaines de maisons d'habitation qu'ils ont pillées dans ces villages, emportant de surcroît des biens et animaux domestiques. Certains habitants qui le peuvent, ont pris la route de Bangui, ou se sont réfugiés à Sibut", a encore indiqué le responsable de la gendarmerie. Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés d'après les Nations unies.

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