Le père de la famille enlevée au Cameroun s'exprime dans un nouvel enregistrement

Dans une vidéo postée sur YouTube le 25 février 2013, Tanguy Moulin-Fournier, le père de famille, précise en français et sous la contrainte que ses ravisseurs appartiennent au groupe islamiste nigérian Boko Haram. 
Dans une vidéo postée sur YouTube le 25 février 2013, Tanguy Moulin-Fournier, le père de famille, précise en français et sous la contrainte que ses ravisseurs appartiennent au groupe islamiste nigérian Boko Haram.  (FRANCETV INFO / FRANCE 2)

Le groupe islamiste Boko Haram a diffusé un enregistrement sonore d'un homme identifié comme étant le chef de la famille française enlevée il y a un mois.

Après une première vidéo de revendication, les ravisseurs de la famille française enlevée au Cameroun, le groupe islamiste Boko Haram, a diffusé lundi 18 mars un nouvel enregistrement, sonore cette fois. Il pourrait être extrait d'une vidéo, selon l'AFP qui a pu le consulter. On y entend un homme présenté comme le père de famille, Tanguy Moulin-Fournier. Un proche a affirmé à l'AFP avoir reconnu sa voix.

L'homme appelle la France et le Cameroun à "tout mettre en œuvre" pour la libération de sa famille. Il lit un communiqué, en français puis en anglais, où il évoque les "conditions de vie très dures" des sept otages, dont ses quatre enfants, depuis leur capture "il y a 25 jours". "Nous perdons nos forces chaque jour et commençons à être malades, nous ne tiendrons pas longtemps", souligne-t-il. Citant le manque d'"eau, de nourriture, de sommeil" et la chaleur, l'homme évoque une situation particulièrement difficile "pour les enfants".

Boko Haram exige la libération de ses prisonniers

Tanguy Moulin-Fournier, si c'est bien lui, dit être détenu par Jamaatu Ahlisunnah Lidda'awatiwal Jihad, nom arabe par lequel le groupe islamiste nigérian Boko Haram se fait appeler. S'adressant d'abord à l'ambassadeur de France au Nigeria, puis au président camerounais Paul Biya, il transmet une requête déjà formulée par Boko Haram : celle de libérer des prisonniers du groupe islamiste au Nigeria et au Cameroun.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius était samedi au Nigeria où il s'est entretenu avec le président nigérian Goodluck Jonathan à propos des otages, après une visite au Cameroun sur le même sujet. Il a rappelé que "tous les moyens sont mobilisés" pour retrouver les Français pris en otages.

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