Georges Vandenbeusch libéré "par compassion", selon ses ravisseurs

Le père Georges Vandesbeusch, à Villacoublay (Yvelines), le 1er janvier 2014. 
Le père Georges Vandesbeusch, à Villacoublay (Yvelines), le 1er janvier 2014.  (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Selon une source de Boko Haram, le prêtre a offert ses services médicaux à des membres du groupe malades pendant sa période de captivité.

Laurent Fabius avait expliqué qu'il y avait eu des "discussions" mais "pas de rançon" pour permettre la libération de Georges Vandenbeusch. Un version qui semble confirmée par la secte Boko Haram qui l'a enlevé, mercredi 1er janvier. Selon une source de ce groupe islamiste nigérian, le prêtre a été relâché "par compassion" et sans qu'aucune rançon ait été versée. "Le prêtre a offert ses services médicaux à des membres [du groupe] malades pendant sa période de captivité. La direction a ressenti qu'il n'y a avait plus besoin de le garder", a expliqué cette source.

Elle a également affirmé que Boko Haram avait demandé une rançon à la France, par l'intermédiaire du Cameroun. Mais le gouvernement français a refusé et a demandé que le père Vandenbeusch soit libéré pour des motifs humanitaires, en raison de son statut de prêtre.

Accueilli par François Hollande

Le prêtre Georges Vandenbeusch, libéré mardi 31 décembre, un mois et demi après son enlèvement au Cameroun, est arrivé mercredi 1er janvier au matin à Paris. Le Falcon-900 qui le ramenait de Yaoundé en compagnie du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a atterri peu après 6h30 à l'aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines), près de la capitale. L'ex-otage, souriant et rasé de frais, a été accueilli à sa descente de l'avion par le président François Hollande, une dizaine de proches (dont ses parents adoptifs) et des membres du diocèse de Nanterre auquel il est rattaché.

Le président de la République a salué "le courage, la lucidité et l'abnégation du père Georges", soulignant "combien sa famille a été précieuse pour comprendre ce qui devait être fait par les autorités françaises".

Juste après le chef de l'Etat, le prêtre s'est exprimé dans une courte allocution : "Ces jours m'ont paru terriblement longs. (...) J'ai une pensée pour ceux qui sont encore otages, je me rends compte de ce qu'ils vivent."

Francetv info

 

Vous êtes à nouveau en ligne