Cameroun : les otages ne seraient plus menacés de mort

(Radio France © France Info)

Les dix employés du secteur pétrolier - six Français, deux Camerounais, un Tunisien et un Sénégalais - enlevés dans la nuit de jeudi à vendredi, sont en "bonne santé" selon l'un des responsables du groupe qui a revendiqué cette action. Mais il menaçait de les tuer "un par un, à partir de lundi". Une menace qui n'est plus d'actualité.

Ce matin, le commandant Ebi Dari, le chef des Bakassi Freedom Fighters, a indiqué à l'AFP que son groupe avait
“changé d'avis” et “n'allait plus tuer” les otages.

Les Bakassi Freedom Fighters veulent que le gouvernement camerounais vienne négocier avec eux. Ils affirment agir au nom des habitants de la péninsule de Bakassi, un territoire d'environ 1000 km2 situé dans le golfe de Guinée qui a été rétrocédé au Cameroun par le Nigéria en août dernier: “Les gens de Bakassi souffrent. Ils doivent avoir l'opportunité de l'autodétermination...Les citoyens de Bakassi sont contraints d'aller sur l'océan Atlantique. Il n'y a pas de nourriture. Ils meurent de faim.”

A Paris, le ministère des Affaires étrangères, affirme se mobiliser “à Paris ainsi qu'au Cameroun.”. Il affirme qu'il fait tout “pour préserver la sécurité de ses ressortissants et obtenir leur libération dans les délais les plus brefs.” Le porte-parole du ministère des
Affaires étrangères Eric Chevallier, est encore très prudent: “on est encore dans la phase de vérification de qui sont les
ravisseurs, où sont les otages et quelles sont exactement les
revendications...évidemment (le fait que les ravisseurs ne
veulent plus tuer les otages) c'est un soulagement parce que les
déclarations d'hier étaient préoccupantes mais on était prudent sur
la réalité de ces revendications hier, on reste prudent
aujourd'hui”.

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