Les élections au Burundi décalées

Le président burundais, Pierre Nkurunziza, le 17 mai 2015, à Bujumbura.
Le président burundais, Pierre Nkurunziza, le 17 mai 2015, à Bujumbura. (CARL DE SOUZA / AFP)

Les législatives se dérouleront le 29 juin et la présidentielle, le 15 juillet.

Alors que le Burundi est empêtré dans une grave crise préélectorale, le président, Pierre Nkurunziza, a décidé de décaler légèrement les scrutins à venir. Les élections législatives et communales se dérouleront le 29 juin et la présidentielle, le 15 juillet, selon un décret présidentiel publié mercredi 10 juin sur le site de la présidence burundaise.

Les législatives déjà reportées

Les législatives, initialement prévues le 26 mai, avaient été reportées une première fois au 5 juin, puis sine die la veille du scrutin, rendant incertaine la tenue de la présidentielle comme prévu le 26 juin.

Ce décret est une demi-concession aux demandes des chefs d'Etat de la région. Un sommet des chefs d'Etat est-africains le 31 mai à Dar es Salaam avait recommandé le report des scrutins d'au moins un mois et demi au Burundi. La communauté internationale estime que le climat ne permet pas des élections crédibles en l'état.

Une contestation violente

Bujumbura et, dans une moindre mesure, plusieurs localités de province sont agitées depuis le 26 avril par un mouvement de contestation émaillé de violences contre la candidature de Pierre Nkurunziza à un nouveau mandat, que ses adversaires jugent inconstitutionnel.

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) avait proposé lundi un report des législatives et communales au 26 juin et de la présidentielle au 15 juillet. Les opposants au troisième mandat du président Nkurunziza, élu en 2005 et réélu en 2010, avaient rejeté mardi ce calendrier, posant des conditions préalables à l'organisation du scrutin.

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