Burundi : le président Pierre Nkurunziza fait le ménage dans son gouvernement

Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, dans son palais présidentiel, à Bujumbura (Burundi), le 17 mai 2015.
Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, dans son palais présidentiel, à Bujumbura (Burundi), le 17 mai 2015. (CARL DE SOUZA / AFP)

Quelques jours après avoir été victime d'une tentative de coup d'Etat, il a limogé deux de ses ministres.

Quatre jours après l'échec d'un coup d'Etat, le président burundais Pierre Nkurunziza lutte toujours pour conserver son emprise à la tête du pays. Lundi 18 mai, il a limogé deux de ses ministres, coupables, selon lui, de ne pas l'avoir soutenu assez efficacement face aux critiques. La communauté internationale et ses opposants au Burundi, qui ont repris les manifestations lundi, lui reprochent sa volonté d'être candidat à un troisième mandat, ce que n'autorisait pas la Constitution dans un premier temps.

Selon un haut cadre du parti au pouvoir, cité par l'AFP, le ministre de la Défense, dont la présidence n'a pas expliqué le limogeage, est "victime de sa gestion des manifestations", mais on lui reproche également d'avoir donné des ordres "qui semblaient contredire ceux du président". Début mai, il avait réaffirmé la neutralité de l'armée et demandé à ce que cessent les atteintes aux droits constitutionnels des Burundais.

Des centaines de manifestants dans la capitale

Toujours selon ce même cadre du parti, le ministre des Relations extérieures, lui aussi débarqué, n'aurait pas été assez efficace pour "convaincre la communauté internationale", qui continue d'appeler le président Nkurunziza à renoncer à un troisième mandat. Son remplacement intervient alors qu'un nouveau sommet est-africain sur la crise politique burundaise vient d'être annoncé, à une date encore inconnue.

Lundi, les manifestations ont repris et ont rassemblé des centaines de personnes à Bujumbura, la capitale, où elles avaient cessé depuis mercredi et le début de la tentative de coup d'Etat. Elles ont été gérées avec difficulté par l'armée, qui pour la première fois a remplacé la police pour maintenir l'ordre.

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