Après la tentative de coup d'Etat, la situation au Burundi résumée en trois points

Le général putschiste Cyrille Ndayirukiye a reconnu l\'échec du coup d\'Etat, jeudi 14 mai 2015 au Burundi.
Le général putschiste Cyrille Ndayirukiye a reconnu l'échec du coup d'Etat, jeudi 14 mai 2015 au Burundi. (RENOVAT NDABASHINZE / ANADOLU AGENCY / AFP)

Le numéro deux des putschistes a reconnu l'échec du coup d'Etat, jeudi 14 mai.

La tentative de coup d'Etat au Burundi semble s'essoufler, jeudi 14 mai. Alors que la présidence assure que le chef de l'Etat Pierre Nkurunziza est rentré de Tanzanie, le numéro deux des putschistes reconnaît l'échec de son mouvement.

> L'article à lire pour comprendre ce qu'il se passe au Burundi

1La présidence assure que Pierre Nkurunziza est rentré

"Le président Pierre Nkurunziza est maintenant au Burundi", affirme son conseiller en communication Willy Nyamitwe, sans livrer davantage de détails. "C'est tout ce qu'on peut dire pour le moment pour des raisons de sécurité." Le président se trouvait en voyage officiel en Tanzanie au moment du déclenchement de l'insurrection.

Cette déclaration, toutefois, n'a pas pu être confirmée par une source indépendante. En attendant, des informations contradictoires continuent de circuler sur l'endroit où se trouve le président burundais.

2Un général putschiste évoque l'échec du coup d'Etat

Un peu plus tard, le numéro deux des putschiste, le général Cyrille Ndayirukiye, s'est exprimé auprès de l'AFP, reconnaissant l'échec du coup d'Etat. "Personnellement, je le reconnais, notre mouvement a échoué", a-t-il notamment indiqué. "Nous avons rencontré une trop grande détermination militaire pour soutenir le système au pouvoir."

Un haut gradé de la police a aussi affirmé que "les mutins sont en débandade après leur attaque de RTNB (la radio et télévision nationale burundaise), qui a échoué". Selon lui, "certains mutins se sont déjà rendus. d'autres chercheraient à fuir".

3La communauté internationale condamne le putsch

Les quinze membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont condamné "ceux qui cherchent à s'emparer du pouvoir par des moyens illégaux" comme les putschistes, mais aussi "ceux qui facilitent la violence, quelle qu'elle soit, contre les civils", ce qui peut être interprété comme une critique des partisans du président Pierre Nkurunziza.

Toutefois, ce dernier est toujours reconnu "comme le président légitime" par les Etats-Unis, a déclaré un porte-parole du département d'Etat. Enfin, le conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine a lui aussi condamné l'utilisation de la "force" pour prendre le pouvoir tandis que la France a appelé à la fin des violences.

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