Vidéo. Au Burkina, les habitants fuient les attaques jihadistes

Dans le village de Yagma, près de Ouagadougou, des réfugiés du Nord attendent une aide hypothétique, le 17 septembre 2019.
Dans le village de Yagma, près de Ouagadougou, des réfugiés du Nord attendent une aide hypothétique, le 17 septembre 2019. (ISSOUF SANOGO / AFP)

Il y a désormais 300 000 déplacés dans le pays dont personne ne s’occupe.

Embuscade contre des soldats, violences sur des civils, le nord du Burkina Faso est de plus en plus en proie à des attaques jihadistes. Au point que certains observateurs considèrent que la région est perdue pour le pouvoir de Ouagadougou. Depuis quatre ans, le pays sombre et l’épicentre des violences se situe à Djibo. Selon un décompte effectué par l’AFP, le bilan de ces attaques s’élève à 580 morts depuis 2015.

Reportage AFP Olympia de Maimont

Face à l’impuissance de l’armée, les populations fuient vers le Sud. Le nombre de ces déplacés est estimé à 300 000. "On ne comprend pas. On ne sait pas ce que les jihadistes veulent. Les enseignants ont fui. Le centre de santé est fermé. On avait peur. La seule échappatoire c'était fuir", explique à l’AFP un de ces réfugiés.

Ces éleveurs n’ont plus rien, ils sont arrivés un peu par hasard à Yagma, au nord de Ouagadougou. Mais si les villageois leur ont offert le gîte, aucune aide ne vient pour leur permettre simplement de manger.

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