Ouagadougou : la France prise pour cible

France 3

Dans la nuit du 3 au 4 mars, au Burkina Faso, trois hommes ont tenté de forcer un barrage dans la zone de la présidence à Ouagadougou. Un événement qui survient deux jours après les attaques contre l'ambassade de France et l'état-major des armées, qui ont été revendiquées par un groupe jihadiste.

Les principales mouvances jihadistes du Sahel lui ont prêté allégeance il y a un an. Iyad Ag Ghali, touareg malien, chef du Groupe pour le soutien de l'islam et des musulmans, a revendiqué les attentats de Ouagadougou. Deux attaques simultanées, en plein jour, contre l'état-major des armées burkinabées et contre l'ambassade de France. Le Burkina Faso fait partie des pays du G5 Sahel, engagés dans la lutte contre l'implantation jihadiste, aux côtés de la France. C'est ce qui en fait désormais une cible privilégiée des groupes terroristes.

Les représailles d'un raid mené par des militaires français

Mais le communiqué de revendication vise aussi très clairement la France. Le 14 février, au nord du Mali, les militaires français de l'opération Barkhane ont mené un raid contre un convoi de jihadistes affiliés à Iyad Ag Ghali. Les attentats de Ouagadougou sont les représailles d'un groupe suffisamment puissant pour s'attaquer aux bâtiments les plus protégés de la capitale burkinabée. Il y a deux jours, le même groupe a diffusé une vidéo de son otage français, le médecin humanitaire Sophie Pétronin, enlevée au Mali en 2016.

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