Le cheval occupe depuis des siècles une place centrale dans la culture du Burkina Faso

Elevage, dressage, courses de chevaux… la culture équestre joue un rôle important dans la vie de nombreux Burkinabè.

A l’instar de matchs de football ou d'événements comme le festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (Fespaco), les manifestations autour du cheval sont majeures dans la culture du Burkina Faso.

Le photographe John Wessels est allé à la rencontre des jockeys et des "cowboys", comme on nomme ici ceux qui entretiennent une véritable passion pour cet animal.

Neuf photos illustrent ce reportage de l’AFP.

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Au Burkina Faso, une légende raconte que la princesse Yennenga arriva dans le pays sur un cheval qui s'était emballé lors d'une bataille, entre le XIe et le XVe siècle. Elle y fonda l'empire Mossi, l'ethnie majoritaire. Des centaines d'années plus tard, le cheval est devenu l’élément central de l'histoire du "Pays des hommes intègres".     JOHN WESSELS / AFP
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Faso Alli est l’un de ces passionnés de chevaux que l’on nomme ici "les cowboys". Après des débuts comme simple jockey à l'âge de 10 ans, il a sillonné l'Afrique de l'Ouest, du Mali au Sénégal, où il affirme s'être produit lors de l'inauguration du monument de la Renaissance africaine de Dakar, en 2010. JOHN WESSELS / AFP
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Aujourd’hui, il est l'un des "cowboys" les plus célèbres de Ouaga et est fier d'évoquer ses vingt chevaux. Il excelle dans l'art du dressage. "Couche toi, c'est l'heure de dormir", peut-on l’entendre souvent murmurer entre deux claquements de langue sonores.   JOHN WESSELS / AFP
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Il aime aussi emmener ses chevaux hors de la ville pour les entraîner dans la brousse afin qu’ils puissent participer aux courses du dimanche.   JOHN WESSELS / AFP
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Avec les courses de chevaux, Faso Alli dit avoir gagné plus de 10 millions de francs CFA (15 000 euros), une fortune dans ce pays où 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté avec moins de deux euros par jour. JOHN WESSELS / AFP
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Les courses de chevaux sont une véritable institution dans le pays. Délimité par de simples pneus, au milieu des habitations, l'hippodrome de la capitale burkinabè y accueille chaque dimanche jockeys, "cowboys" et de nombreux spectateurs.  JOHN WESSELS / AFP
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Les courses débutent souvent dans le silence. Mais peu à peu au rythme du galop des chevaux et de la poussière charriée par le vent de l'harmattan, l'excitation monte d’un cran. Très vite, les spectateurs alors crient, rient et pointent du doigt leurs favoris.   JOHN WESSELS / AFP
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Outre ces courses dominicales, de nombreux Burkinabè parient sur les courses européennes, à plus de 5 000 kilomètres de là, à l’hippodrome de Vincennes, près de Paris.   JOHN WESSELS / AFP
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Des hommes arpentent fièrement les rues sur leurs montures. Quant aux plus jeunes, ils rêvent de devenir jockeys ou de suivre les traces de leur idole Faso Alli pour devenir eux aussi des vrais "cowboys". JOHN WESSELS / AFP
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