Attaque à Ouagadougou : l'explosion à l'état-major des armées provoquée par une voiture piégée, selon un ministre burkinabé

Des personnels de sécurité devant l\'Institut français, à Ouagadougou (Burkina Faso) le 2 mars 2018.
Des personnels de sécurité devant l'Institut français, à Ouagadougou (Burkina Faso) le 2 mars 2018. (AHMED OUOBA / AFP)

Une trentaine de personnes ont été tuées vendredi dans l'attaque contre l'état-major des armées du Burkina Faso, selon plusieurs sources sécuritaires. 

Une attaque a visé l'ambassade de France et l'état-major des armées à Ouagadougou (Burkina Faso), vendredi 2 mars. La situation est désormais sous contrôle. Selon plusieurs sources sécuritaires françaises et ouest-africaine, au moins 28 personnes ont été tuées dans l'attaque contre l'état-major des armées. L'explosion qui l'a frappé provenait d'une voiture piégée, et visait "peut-être" une réunion du G5 Sahel, a déclaré vendredi soir le ministre burkinabé de la Sécurité, Clément Sawadogo.

Une voiture piégée à l'origine de l'explosion à l'état-major. "Le véhicule était bourré d'explosifs, la charge était énorme" et a occasionné "d'énormes dégâts" à l'état-major des armées burkinabé, a annoncé Clément Sawadogo. "Il y avait une réunion sur le G5 Sahel", "peut-être qu'elle était visée", a déclaré le ministre lors d'un point presse.

 Il s’agit d’une "attaque terroriste". Jean-Claude Bouda, ministre de la Défense burkinabé, a affirmé à Jeune Afrique qu’il s’agissait d’une "attaque terroriste visant l’état-major et l’ambassade de France"

  La justice française se saisit de l'affaire. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "tentative d'assassinat terroriste". 

Emmanuel Macron réaffirme le "plein engagement de la France" au Sahel. Le président français a réaffirmé vendredi sa "détermination et le plein engagement de la France, aux côtés de ses partenaires du G5 Sahel, dans la lutte contre les mouvements terroristes". 

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