Burkina Faso : des manifestants dénoncent un néocolonialisme français

France 3

Alors qu'Emmanuel Macron prononçait ce mardi 28 novembre était à l'université de Ouagadougou (Burkina Faso), des manifestations ont éclaté aux alentours, menées par des habitants dénonçant le néocolonialisme français.

Le convoi d'Emmanuel Macron caillassé, des manifestants à l'extérieur de l'université de Ouagadougou (Burkina Faso). Pour eux, la Françafrique existe toujours. Avec leurs slogans, ils dénoncent le néocolonialisme français et rappellent à Emmanuel Macron les engagements de la France de ne plus se comporter comme avant. La Françafrique : un gros mot pour certains, pour d'autres un héritage de la colonisation qui perdure à travers la présence militaire française sur une partie du continent, l'influence monétaire par le franc CFA et l'exploitation des ressources naturelles par les entreprises françaises.

Le fantôme de Sankara

Pourtant, Emmanuel Macron a voulu marquer une rupture en rendant hommage à l'ancien président burkinabé, Thomas Sankara. Il a même annoncé à ses hôtes la fin du secret Défense pour les documents détenus par la France sur son assassinat. Thomas Sankara, une idole au Burkina Faso, un Che Guevara africain. Dans les années 1980, il mène une politique révolutionnaire qui menace les intérêts français. En 1986, il donne même une leçon à François Mitterrand pour ses liens avec un président sud-africain de l'Apartheid. Un an plus tard, il est assassiné au cours d'un coup d'État mené par Blaise Compaoré, qui restera au pouvoir jusqu'en 2014. La France a-t-elle joué un rôle ? C'est ce que pensent beaucoup de Burkinabés, qui voient toujours dans l'affaire Sankara un des dossiers noirs de la Françafrique.

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