Au Burkina Faso, 35 civils, dont 31 femmes, ont été tués dans une attaque jihadiste

Des soldats maliens s\'entraînent dans un camp militaire près de Ouagadougou au Burkina Faso, le 12 avril 2018. 
Des soldats maliens s'entraînent dans un camp militaire près de Ouagadougou au Burkina Faso, le 12 avril 2018.  (ISSOUF SANOGO / AFP)

Il s'agit d'une des attaques les plus meurtrières qu'ait connues ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest. 

Trente-cinq civils, dont 31 femmes, ont été tués, mardi 24 décembre, dans une attaque jihadiste à Arbinda, dans le nord du Burkina Faso, l'une des plus meurtrières de l'histoire de ce pays sahélien, qui a décrété 48 heures de deuil national.

C'est le président burkinabè Roch Kaboré en personne, à qui a souvent été reproché son manque de poigne face aux groupes jihadistes, qui a annoncé sur Twitter le macabre bilan de cette "attaque barbare". Quatre soldats et trois gendarmes ont également péri, et "80 terroristes ont été neutralisés" (tués), selon le président et l'état-major des armées burkinabè, qui avait annoncé l'attaque plus tôt dans un communiqué.

Mardi matin, "un nombre important de terroristes ont attaqué simultanément le détachement militaire et les populations civiles d'Arbinda", dans la province du Soum, selon l'état-major des armées. L'attaque, d'une "rare intensité", a duré "plusieurs heures". 

L'armée sous-équipée 

"Dans leur fuite, les terroristes ont lâchement assassiné 35 civils, dont 31 femmes, et blessé six personnes", a précisé dans un communiqué mardi soir le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou. Une "vingtaine" de soldats ont aussi été blessés, selon le ministre.

Il s'agit d'une des attaques les plus meurtrières qu'ait connues ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, en proie depuis 2015 à des attaques jihadistes récurrentes, comme ses voisins le Mali et le Niger. Début novembre, 38 employés d'une société minière avait été massacrés lors de l'attaque de leur convoi dans l'Est du pays.

Les forces de l'ordre burkinabè, qui paient un lourd tribut, semblent incapables d'enrayer les violences jihadistes. Elles restent sous-équipées et sous-entraînées, en dépit des discours volontaristes du gouvernement.

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