Au moins 37 morts dans des combats intercommunautaires au Tchad

Une vue aérienne de plusieurs propriétés dans la région de Ouadda, au Tchad, le 22 mars 2019. 
Une vue aérienne de plusieurs propriétés dans la région de Ouadda, au Tchad, le 22 mars 2019.  (AMAURY HAUCHARD / AFP)

L'est du pays est régulièrement en proie à des conflits entre éleveurs arabes et agriculteurs autochtones ouaddaïens, qui se disputent les terres et pâturages.

Au moins 37 personnes ont été tuées en trois jours de combats entre agriculteurs et éleveurs en début de semaine dans l'est du Tchad, a annoncé vendredi 9 août le président Idriss Déby Itno à la presse. 

"Le conflit intercommunautaire est devenu une préoccupation nationale, on assiste à un phénomène de mal vivre. En trois jours, 37 Tchadiens ont été tués dans le Ouaddaï", province de l'est du Tchad, a déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse organisée à N'Djamena.

L'est tchadien, zone de transhumance et région stratégique à la frontière avec le Soudan, est régulièrement en proie à des conflits entre éleveurs arabes et agriculteurs autochtones ouaddaïens qui se disputent les terres et pâturages. 

De la "cohabitation exemplaire" à "l'animosité" 

Depuis plusieurs dizaines d'années, la province du Ouaddaï est le théâtre de violences entre communautés. Chaque fois, le même scénario ou presque se répète : un troupeau de dromadaires d'éleveurs nomades entre dans le champ d'un agriculteur local ou un jardin cultivé par une famille, provoquant une confrontation.

Selon le président Déby, l'animosité entre les deux communautés s'est déplacée depuis le début de l'année à d'autres régions "où la cohabitation était [autrefois] exemplaire". Dans la province du Sila, également dans l'est tchadien, "nous avons enregistré plus de 40 morts depuis janvier", a déploré le chef de l'Etat.

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