"Qu'un sang impur" : il n'y avait ni "camp du bien" ni "camp du mal absolu"

FRANCE 2

Le film "Qu'un sang impur" sort sur grand écran mercredi 22 janvier et évoque le sujet encore très douloureux de la guerre d'Algérie. Son réalisateur, Abdel Raouf Dafri, ne prend pas parti et montre les horreurs pratiquées des deux côtés.

Comment parler de la guerre d'Algérie en 2020 ? Le film Qu'un sang impur, dans les salles à partir du mercredi 22 janvier, est tout sauf un brûlot pro ou anti-Algérie française. En pleine guerre, la mère d'un officier français disparu confie à un lieutenant-colonel une mission clandestine pour le retrouver. À la tête d'un commando disparate de têtes brûlées, venues d'Afrique ou d'Indochine, il va traverser une Algérie en guerre et être confronté aux violences commises des deux côtés.

"Merci aux témoins militaires"

"Merci aux historiens, merci aux témoins militaires français et moudjahidines qui ont écrit des livres et qui ont expliqué la situation. Grâce à eux, j'ai compris qu'il n'y avait pas de camp du bien et qu'il n'y avait pas de camp du mal absolu. Nous étions dans une guerre barbare, effectuée par une armée coloniale et, en face, nous avions des gens qui résistaient et prétendaient défendre le peuple et le rackettaient et l'assassinaient", commente Abdel Raouf Dafri, le réalisateur du film. 

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