Prise d'otages d'In Amenas : information judiciaire ouverte à Paris

Des soldats algériens montent la garde sur le complexe gazier d\'In Amenas (Algérie), le 31 janvier 2013, quelques jours après la prise d\'otages.
Des soldats algériens montent la garde sur le complexe gazier d'In Amenas (Algérie), le 31 janvier 2013, quelques jours après la prise d'otages. (THE YOMIURI SHIMBUN / AFP)

La justice française vient de se procurer les procès-verbaux d'audition des terroristes survivants, un an après une gigantesque prise d'otages sur un site gazier algérien.

Un an après le bain de sang, une information judiciaire est ouverte. La justice française vient de récupérer les procès-verbaux d'audition des terroristes survivants de l'attaque d'In Amenas, site gazier du désert algérien, rapporte Europe 1, jeudi 9 janvier. Selon les autorités algériennes, 38 employés, dont 37 étrangers, et 29 assaillants avaient été tués.

Le 16 janvier 2013, à l'aube, une quarantaine de terroristes avaient pris d'assaut le complexe gazier de Tiguentourine, à 45 km d'In Amenas, dans le sud de l'Algérie. Sur cette base travaillaient environ 800 personnes, dont 134 étrangers de plusieurs nationalités. Les "Signataires par le sang", groupe terroriste dirigé par Mokhtar Belmokhtar, proche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), revendiquent l'attaque. La prise d'otages dure quatre jours, pendant lesquels la plus grande confusion règne sur le nombre et le sort des otages. L'armée algérienne donne l'assaut le 19 janvier. Le Français Yann Desjeux compte parmi les otages tués.

Des raisons diplomatiques expliquent le long délai avant l'ouverture d'une enquête par le parquet de Paris. Selon le site de la radio, en effet, "l'Algérie n'a répondu à aucune demande française d'entraide judiciaire. Les autorités algériennes n'ont accepté de collaborer qu'avec les Américains."

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