Algérie. 23 otages et 32 ravisseurs tués, selon un bilan officiel provisoire

Cliché non daté du site gazier d\'In Amenas, dans le sud de l\'Algérie, où des jihadistes ont pris plusieurs dizaines de personnes en otage, le 17 janvier 2013.
Cliché non daté du site gazier d'In Amenas, dans le sud de l'Algérie, où des jihadistes ont pris plusieurs dizaines de personnes en otage, le 17 janvier 2013. (KJETIL ALSVIK / STATOIL / AFP)

La prise d'otage s'est terminée dans un bain de sang, samedi, sur le site gazier d'In Amenas.

C'est terminé. L'armée algérienne a lancé l'assaut final samedi 19 janvier, "en milieu de matinée", selon une source de sécurité algérienne. Onze terroristes ont été abattus et les sept derniers otages étrangers sont morts dans cette ultime opération, désormais terminée. Il n'y avait plus de ressortissants Français parmi les otages retenus sur le site gazier d'In Amenas, en Algérie, à la connaissance des autorités françaises, selon le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Vendredi, le Quai d'Orsay avait annoncé la mort d'un otage français, Yann Desjeux, tué lors de l'opération de libération des otages. Trois autres ont eu la vie sauve. 

Francetv info revient sur le bilan provisoire de cette gigantesque prise d'otage qui a duré trois jours.

23 otages et 32 ravisseurs tués

Samedi, il restait sept otages et 11 ravisseurs avant l'assaut final de l'armée algérienne. "L'assaut a été donné en milieu de matinée. Onze terroristes ont été abattus et les otages étrangers ont péri. Nous pensons qu'ils ont été assassinés en représailles", a déclaré une source de sécurité algérienne. Par ailleurs, les corps brûlés de quinze personnes ont été retrouvés samedi sur le site, mais n'ont pas encore été identifiés, selon Reuters. Il s'agirait de deux ravisseurs et 13 otages, selon Leila Beratto, journaliste de RFI, sur place.

Après plusieurs jours de confusion, un bilan officiel provisoire publié samedi soir a finalement fait état de 23 otages et 32 ravisseurs tués en quatre jours.

Un Français tué, trois autres libérés

"Il y a aujourd'hui, à notre connaissance, un Français qui a été tué, malheureusement, et des Français qui ont été libérés", a annoncé le ministre à nos confrères de France 3 Bretagne, après avoir confirmé qu'il n'y avait plus de ressortissant français retenus sur le site. L'otage français tué, Yann Desjeux, 52 ans, était un ancien militaire des forces spéciales, a indiqué le maire d'Anglet, où il possédait un restaurant. Il avait servi au sein du premier régiment de parachutistes d'infanterie de marine (1er RPIMa) de Bayonne.

Le ministre s'est montré moins définitif sur les informations faisant état de la présence d'un Français parmi les preneurs d'otages. Interrogé à ce propos, il a répondu : "Je ne peux pas l'assurer."   

Des personnes manquent encore à l'appel

Selon la chaîne de télévision américaine NBC News, deux Américains se sont échappés et le sort de deux autres demeure inconnu. Trois otages roumains ont été libérés, selon Bucarest. Deux ressortissants norvégiens, jusqu'alors portés manquants sur le site d'In Amenas, sont sains et saufs, ramenant à six le nombre de Norvégiens dont on est sans nouvelles, a annoncé le groupe pétrolier Statoil qui gère le site avec l'Algérien Sonatrach et le Britannique BP. De son côté BP a annoncé qu'il manquait toujours quatre de ses employés à l'appel.

Au total, plus d'une vingtaine d'étrangers manquent toujours samedi. 

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