Le nouveau président algérien à propos de Macron : "Je ne le lui répondrai pas"

Le nouveau président algérien, Abdelmadjid Tebboune, lors d\'une conférence de presse à Alger le 13 décembre 2019. 
Le nouveau président algérien, Abdelmadjid Tebboune, lors d'une conférence de presse à Alger le 13 décembre 2019.  (FAROUK BATICHE / ANADOLU AGENCY)

Les relations entre le nouveau président algérien élu Abdelmadjid Tebboune et le président français Emmanuel Macron commencent mal…

"De toutes les réactions internationales ayant suivi l’annonce officielle de la victoire de Abdelmadjid Tebboune, celle d’Emmanuel Macron a particulièrement retenu l’attention. Le président français utilise un ton sec pour transmettre un message contenant des propos à la limite des règles de bienséance, habituellement usitées en diplomatie", observe Le Soir d’AlgérieQue s'est-il passé ? A la proclamation du résultat de la présidentielle en Algérie, les félicitations n’étaient pas aussi nombreuses que par la passé. Et la réaction de la France, très scrutée en Algérie, a laissé le régime sur sa faim. "J’ai pris note de l’annonce officielle que Monsieur Tebboune a remporté l’élection présidentielle algérienne dès le premier tour", a déclaré Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à l’issue d’un Conseil européen à Bruxelles. Et d’insister sur  "le dialogue qui doit s'ouvrir entre les autorités et la population". 

Le nouveau président élu, Abdelmadjid Tebboune, n’a pas apprécié la déclaration du président français.

Concernant le président français, je ne lui répondrai pas. Il est libre de vendre la marchandise qu’il veut dans son pays, mais moi j’ai été élu par le peuple algérien et je ne reconnais que le peuple algérienAbdelmadjid Tebboune, nouveau président de l'Algérie

Les propos de nouveau président algérien ont suscité des applaudissements de la part de ses sympathisants (Vidéo en arabe ci-dessous).

Le président français n'a pas été le seul à "prendre note" de la victoire d'Abdelmadjid Tebboune. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borell Fontelles, s'est lui aussi contenté d'un service minimum. 

Face à une Algérie en pleine ébullition, la France, liée par une relation étroite et tumultueuse avec son ancienne colonie, est restée jusqu'ici très prudente. L'équilibre est difficile. Si elle tient des propos qui semblent aller dans le sens du pouvoir, elle est rejetée par la rue et si elle fait le contraire, le pouvoir l'accuse d'ingérence et accuse la contestation d'être manipulée par l'étranger.

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