VIDEO. "Le mur de la peur est tombé" : À Paris, les manifestants soutiennent les mobilisations contre Bouteflika

BRUT

Ce 3 mars à Paris, les manifestants sont venus soutenir les mobilisations algériennes. Présente dans le cortège, Amina a fait part de ses convictions.

"J'ai 29 ans, je n'ai quasiment connu que le terrorisme et Bouteflika", déplore Amina. Comme de nombreux manifestants, la jeune Algérienne est descendue dans la rue ce dimanche 3 mars à Paris. En soutien aux mobilisations qui se déploient massivement en Algérie, ces militants expriment leur désarroi depuis que le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé sa candidature aux prochaines élections. Entre les flots de manifestants, un drapeau vert et blanc entre les mains, Amina prône une "Algérie nouvelle". 

Une révolution pacifique 

Pour Amina, l'annonce du président Bouteflika est un "détail" puisqu'elle n'est qu'un stigmate parmi d'autres du mal qui ronge l'Algérie depuis des années. En effet, son pays ne lui a offert que des "miettes" qu'elle a préféré délaisser pour "trouver de meilleures opportunités d'avenir" en France. 

Mais aujourd'hui, Amina se réjouit d'assister à la libération de la parole et ce, dans un mouvement pacifique. "Il y a des images très, très parlantes de solidarité, même avec les forces de l'ordre", note la militante avant de souligner que les Algériens sont parvenus à s'organiser "sans tomber dans la violence." Devant tous ces étendards brandis,  elle se dit fière de voir que les manifestants ont fait usage de leurs droits citoyens pour faire pression sur le gouvernement. "On est en train de vivre un processus révolutionnaire pacifique pour une démocratie", soulève Amina.

Depuis un an, Abdelaziz Bouteflika n'a fait aucune apparition publique. 

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