VIDEO. Algérie : les manifestants continuent de se mobiliser pour la "révolution du sourire"

BRUT

Depuis le 16 février, les Algériens se réunissent chaque vendredi pour destituer le pouvoir en place. Leurs mobilisations sont inédites sans être violentes.

Au sein des cohortes de manifestants algériens, le seul mot d'ordre est "pacifisme". Depuis plus d'un mois, ils se retrouvent chaque semaine dans les rues pour détrôner un système politique qui ne leur correspond plus. Et ce n'est pas par les coups ni par les destructions que ces citoyens réclament leurs droits. Au contraire. Ils font preuve d'une non-violence implacable qui caractérise ce mouvement déjà baptisé "la révolution du sourire". "Pacifiques, Pacifiques", ressasse la foule avant qu'un manifestant ne précise : "Si on ne l'était pas, on perdrait la bataille."

Leur stratégie n'a pas été vaine puisque leur président Abdelaziz Bouteflika a déjà fait une croix sur le cinquième mandat qu'il briguait. Mais pour les militants, ce n'est qu'un point de départ : "C'est tout un système qui doit partir", insiste un Algérien. 

Civisme et patriotisme 

Bien sûr, quelques heurts inhérents aux grands attroupements n'ont pu être épargnés en marge des cortèges. Pour mettre en sûreté les lieux de pouvoir, des rangées de policiers casqués ont fait usage de canons à eau et des émanations de gaz lacrymogènes ont traversé épisodiquement la foule. Mais des collectifs de citoyens, tels que "Djazaïr silmya", distribuent des tracts pour rappeler aux manifestants que leur action ne doit pas être brutale. "On n'est pas des gens qui veulent casser, on veut juste des réformes de fond, qu'on entende les jeunes", soutient un militant.

Pour mettre en avant le civisme dont fait preuve le mouvement, quelques manifestants, un sac-poubelle à la main, récoltent les déchets. "C'est important que le pays reste propre pour qu'on prouve aux autres que nous ne sommes pas sales et qu'on aime notre pays", explique une Algérienne. 

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