La démission d'Abdelaziz Bouteflika est "une autre manœuvre pour pérenniser le système", selon le parti d'opposition Jil Jadid

Abdelaziz Bouteflika lors d\'élections locales en novembre 2017. 
Abdelaziz Bouteflika lors d'élections locales en novembre 2017.  (BENSALEM / APP / MAXPPP)

Le premier secrétaire du parti d'opposition a réagi sur franceinfo à la démission annoncée du président algérien. 

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika va démissionner avant l'expiration de son mandat, le 28 avril, mais ce n'est qu'une "autre manœuvre pour pérenniser le système", selon Lakhdar Amokrane, le premier secrétaire du parti d'opposition Jil Jadid, qui s'est exprimé sur franceinfo mardi 2 avril. 

"Les Algériens ne l'acceptent pas et ne l'accepteront jamais parce qu'aujourd'hui le peuple s'est prononcé et il s'est prononcé pour le changement du système", estime-t-il, "c'est juste une formule pour pérenniser et gagner du temps".

Selon l'opposant, "la Constitution algérienne est caduque à partir du moment où ils ont été les premiers à la triturer, donc on ne peut pas comprendre qu'on utilise certains artifices constitutionnels".

Selon Lakhdar Amokrane, il s'agit d'un leurre alors que le parti au pouvoir cherche à "faire pérenniser le système. Abdelaziz Bouteflika va partir, et il va être remplacé par le président du Sénat, le président du Sénat qui fait partie du camp présidentiel et qui fait partie du système. Il va organiser les élections dans trois mois", explique l'opposant.

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