L'Algérie asphyxie toute contestation

Un journaliste de TV5 Monde et de Reporters sans frontières a été condamné à de la prison ferme. La colère gronde en Algérie et les ONG dénoncent un durcissement général.

Face à la crise sanitaire, les militants du Hirak, qui demandaient plus de libertés, ont suspendu leurs manifestations hebdomadaires en Algérie. Mais le régime ne s'est pas assoupli. Le projet de réforme constitutionnelle, dévoilé lundi 24 août, et qui suscitait tant d'espoir chez les jeunes, a déçu. "Les revendications du Hirak, il faut les concrétiser. Elles doivent avoir une place. Pour le moment, c'est presque la même constitution que sous Bouteflika où tous les pouvoirs sont entre les mains du président. La séparation des pouvoirs n'est pas garantie à ce jour, donc on est toujours dans l'embarras", déplore Rachid, cadre en entreprise.

Un contexte répressif

Mais pendant le confinement, la répression n'a jamais cessé. Alors le 24 août, une centaine de manifestants se sont rassemblés pour demander la libération du reporter Khaled Drareni, condamné à trois ans de prison ferme. Ils dénoncent une "condamnation politique". Dans ce contexte répressif, les manifestations du Hirak menacent de reprendre alors que la crise sanitaire a aggravé la détresse sociale et les difficultés économiques des Algériens.

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