Démission d'Abdelaziz Bouteflika : "Il faut continuer à sortir tous les vendredis jusqu'à ce que tout ce pouvoir dégage"

Des Algériens célèbrent la démission du président Abdelaziz bouteflika, à Algers, le 2 avril 2019.
Des Algériens célèbrent la démission du président Abdelaziz bouteflika, à Algers, le 2 avril 2019. (RYAD KRAMDI / AFP)

La militante féministe algérienne Sanhadja Akrouf estime, mercredi sur franceinfo, que la démission du président Abdelaziz Bouteflika ne va pas faire revenir l'armée du côté du peuple.

La démission d'Abdelaziz Bouteflika, dans la soirée du mardi 2 avril "est un premier pas vers le succès, mais il faut continuer à sortir tous les vendredis jusqu'à ce que tout ce pouvoir dégage", réagit Sanhadja Akrouf, une militante féministe algérienne, mercredi sur franceinfo.

Soit ils dégagent, soit ils nous proposent une alternative réellement démocratique. C'est le peuple qu'ils doivent représenter.Sanhadja Akroufà franceinfo

La militante féministe algérienne ne croit pas à un revirement du chef de l'armée du côté du peuple. "Hier, ils étaient amis, aujourd'hui ils sont en divergence, mais leurs intérêts sont communs. Ils ont dilapidé ce pays et il faut qu'ils partent tous", estime Sanhadja Akrouf

"On continue à marcher et ils ne vont pas nous faire arrêter. Ils sont en train de gagner du temps pour le 28 avril [date de l'expiration du mandat d'Abdelaziz Bouteflika], mais nous on va au-delà du 28 avril. C'est vrai qu'il joue aussi la carte du ramadan qui arrive, mais nous on dira qu'on restera debout, on restera debout jusqu'à ce qu'on chasse toute cette mafia", revendique-t-elle.

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