Abdelaziz Bouteflika est rentré en Algérie après une hospitalisation de deux semaines à Genève

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 28 avril 2014 à Alger.
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 28 avril 2014 à Alger. (RAMZI BOUDINA / REUTERS)

L'appareil avait quitté dans l'après-midi l'aéroport de Genève, où Abdelaziz Bouteflika était hospitalisé depuis fin février.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika est rentré en Algérie, dimanche 10 mars, à l'issue de deux semaines d'hospitalisation à Genève (Suisse) pour des "contrôles médicaux périodiques", a annoncé la présidence algérienne dans un communiqué cité par l'agence de presse officielle APS. Le président Bouteflika, 82 ans, affaibli depuis 2013 par les séquelles d'un AVC, est confronté depuis le 22 février en Algérie à une contestation sans précédent depuis sa première élection à la tête de l'Etat en 1999.

L'avion aux couleurs du gouvernement algérien, qui ramenait de Genève le chef de l'Etat Abdelaziz Bouteflika, a atterri dimanche 10 mars à la base militaire aérienne de Boufarik, à une quarantaine de kilomètres au sud d'Alger, avaient annoncé un peu plus tôt plusieurs chaînes algériennes d'information.

Hospitalisé à Genève le 24 février

Confronté depuis le 22 février à une contestation sans précédent depuis sa première élection en 1999, le président Bouteflika, 82 ans, affaibli depuis 2013 par les séquelles d'un AVC, avait été hospitalisé le 24 février à Genève (Suisse) pour des "examens médicaux périodiques".

L'appareil, un Gulfstream 4SP jet blanc aux couleurs de la République algérienne démocratique et populaire, est arrivé à l'aéroport de Genève dimanche matin et en a redécollé vers 16 heures, peu après l'arrivée d'un important convoi en provenance de l'hôpital où le président algérien avait été traité.

Le président ne s'est pas exprimé en public depuis son accident vasculaire cérébral de 2013 et son retour annoncé ne semble pas devoir affecter la détermination des protestataires. Alors que les Algériens restent mobilisés pour dire "non à un cinquième mandat", le chef d'état-major de l'armée, le général Gaïd Salah, a assuré dimanche que l'armée et le peuple avaient "la même vision de l'avenir", selon des propos rapportés par la télévision d'Etat. Il n'a pas mentionné explicitement les manifestations contre Bouteflika.

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