Algérie : après l'élection d'un ex-fidèle de Bouteflika à la tête du pays, la contestation du "Hirak" continue

Des manifestants marchent à Alger (Algérie) après l\'élection d\'Abdelmadjid Tebboune, le 13 décembre 2019.
Des manifestants marchent à Alger (Algérie) après l'élection d'Abdelmadjid Tebboune, le 13 décembre 2019. (FAROUK BATICHE / DPA / AFP)

Une véritable marée humaine a envahi le centre d'Alger pour conspuer le nouveau chef de l'Etat Abdelmadjid Tebboune, au lendemain du scrutin boycotté par le mouvement de contestation.

Abdelmadjid Tebboune, un ex-fidèle d'Abdelaziz Bouteflika, a remporté l'élection présidentielle en Algérie, vendredi 13 décembre. A  74 ans, il a été élu dès le premier tour de la présidentielle, avec 58,15% des suffrages. Aussitôt annoncé, le nouveau président a été vivement contesté par le puissant mouvement ("Hirak") populaire et pacifique qui ébranle le pays depuis près de dix mois.

Une marée humaine à Alger

Une véritable marée humaine a ainsi envahi, encore une fois, le centre d'Alger pour conspuer le nouveau chef de l'Etat. D'autres manifestations ont été organisées au lendemain du scrutin boycotté. Le taux de participation (39,83%) a été le plus bas de l'histoire des scrutins présidentiels pluralistes en Algérie. "Le vote est truqué. Vos élections ne nous concernent pas et votre président ne nous gouvernera pas", scandaient les manifestants à Alger.

Sur Twitter, la contestation continue aussi. Une campagne a démarré sur le thème "Not My President" ("pas mon président), avec un mot-clé "#Le_Hirak_continue", en arabe. De son côté, Abdelmadjid Tebboune a dit "tendre la main au 'Hirak' pour un dialogue afin de bâtir une Algérie nouvelle". Il s'est aussi engagé à "amender la Constitution (...) qui sera soumise à un référendum populaire", sans en préciser les modalités, et à lutter contre "les corrompus".

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