VIDEO. Vol d'Air Algérie : l'hypothèse météorologique privilégiée par les autorités

FRANCE 2

Dans la zone du crash, il y avait trois cellules orageuses actives.

L'avion d'Air Algérie quitte Ouagadougou (Burkina Faso), jeudi 24 juillet, avant de demander à changer de cap, à cause des mauvaises conditions météorologiques. Le dernier contact radio est établi à 3h55, puis l'appareil s'écrase au Mali, dans la région de Gao.

L'hypothèse météorologique, la plus plausible

Pour expliquer ce crash, l'hypothèse privilégiée implique la météo. "Nous pensons que cet avion s'est abîmé pour des raisons qui tenaient aux conditions météorologiques (...). L'hypothèse la plus probable est effectivement celle-ci", a expliqué Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, sur RTL. D'ailleurs, dans la zone du crash, il y avait bien trois cellules orageuses actives.

Ces nuages en altitude menacent les pilotes. "Il peut y avoir des éclairs, des feux de Saint-Elme, une turbulence terrible avec des courants ascendants de l'ordre de 30 mètres par seconde qui, se composant avec la vitesse de l'avion, peuvent occasionner une perte de contrôle de l'avion", explique Pierre-Michel Candau, ancien commandant de bord.

Un personnel formé et un appareil contrôlé récemment

Une autre hypothèse est criminelle. Mais dans cette région, les groupes armés ne disposent pas du matériel nécessaire pour abattre un avion. Est-il alors possible qu'un terroriste ait embarqué de Ouagadougou avec une bombe ? La disposition des débris semble indiquer le contraire : "plutôt une zone concentrée, ce qui laisse penser qu'il n'y a pas eu d'explosion en vol", selon le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, sur France 2.

L'appareil, sorti d'usine il y a 18 ans, avait été contrôlé récemment. Les pilotes ont tous été formés aux exigences européennes. Le commandant de bord est même qualifié de vétéran par la presse espagnole.

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