Algérie : tous les journalistes arrêtés lors d'un rassemblement contre la censure ont été libérés

Un policier interpelle un manifestant lors d\'un rassemblement de journalistes protestant contre la couverture médiatique du mouvement de contestation contre une nouvelle candidature d\'Abdelaziz Bouteflika, le 28 février 2019 à Alger (Algérie). 
Un policier interpelle un manifestant lors d'un rassemblement de journalistes protestant contre la couverture médiatique du mouvement de contestation contre une nouvelle candidature d'Abdelaziz Bouteflika, le 28 février 2019 à Alger (Algérie).  (RYAD KRAMDI / AFP)

Une dizaine de journalistes ont été arrêtés lors d'un sit-in, jeudi à Alger. Ils dénonçaient la couverture médiatique du mouvement de contestation contre un nouveau mandat du président Abdelaziz Bouteflika. 

Ils ont dit "non à la censure" et ont affiché leur refus d'"une presse aux ordres". Tous les journalistes interpellés par la police, jeudi 28 février lors d'un rassemblement contre la censure à Alger (Algérie) ont été libérés, a déclaré à l'AFP Hakim Belouar, directeur de la communication de la direction générale de la sûreté nationale (DGSN). 

Une dizaine de journalistes avaient été arrêtés jeudi matin lors d'un sit-in rassemblant une centaine de reporters de médias écrits et audiovisuels, publics et privés. Ils dénonçaient le traitement médiatique du mouvement de contestation contre une nouvelle candidature du président Abdelaziz Bouteflika, qui brigue un cinquième mandat. Depuis près d'une semaine, l'Algérie connaît une vague de manifestations de grande ampleur contre une possible réélection du président de 81 ans, au pouvoir depuis 1999. Les médias audiovisuels publics algériens, mais également les télévisions privées, propriétés d'hommes d'affaires proches du pouvoir, ont passé sous silence ce mouvement pendant plusieurs jours. 

Des journalistes de la radio nationale ont dénoncé dans un texte un silence "imposé par [leur] hiérarchie". Une journaliste de la radio a publiquement démissionné de ses fonctions d'encadrement, pour dénoncer cet état de fait. "Quatrième pouvoir, pas une presse aux ordres", ont clamé jeudi les manifestants, aussi nombreux que les policiers qui les encerclaient. 

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