Nelson Mandela rejoint la terre de ses ancêtres

(PEDRO UGARTE / AFP)

Les funérailles du premier président noir d'Afrique du Sud ont débuté dans son village natal de Qunu.

Nelson Mandela est rendu à la terre de ses ancêtres en Afrique du Sud. Les funérailles de l'icône mondiale de la paix et du pardon ont débuté, dimanche 15 décembre, dans son village natal de Qunu, dans le sud du pays. Après une semaine d'hommages, le premier président noir sud-africain doit être inhumé, comme il l'a souhaité, auprès de ses parents et de trois de ses enfants dans ce village rural, où, disait-il, il a passé les meilleurs moments de son enfance.

Près de 4 500 personnalités participent à ces funérailles d'Etat, sur la propriété que celui qui a réussi à négocier la fin de l'apartheid sans plonger son pays dans la guerre civile s'était fait construire à sa libération, en 1990, après 27 ans dans les prisons du régime raciste. Un représentant de la famille et des dirigeants africains doivent prendre la parole, de même que le président sud-africain Jacob Zuma.

Une  inhumation à l'écart du public

Ses amis et des personnalités, le prince Charles, les anciens ministres Lionel Jospin et Alain Juppé, ou le militant américain des droits civiques Jesse Jackson sont présents sous la grande tente blanche installée pour l'occasion. Son camarade de lutte, le prix Nobel de la paix Desmond Tutu, est également là, après avoir un moment créé la stupeur en annonçant qu'il renonçait à ce déplacement faute d'avoir reçu une invitation. La cérémonie est diffusée en direct à la télévision et retransmise sur de grands écrans installés dans tout le pays. Mais ensuite, les caméras s'éteindront.

La famille de "Madiba" a souhaité pouvoir le mettre en terre à l'écart du public. Seules 450 personnes, les plus proches donc, doivent assister à son inhumation qui sera dirigée par des chefs de la tribu des Thembu, une branche de l'ethnie xhosa. Les anciens s'adresseront à lui en l'appelant Dalibhunga - le nom qui lui avait été donné lors de son initiation rituelle à 16 ans. Pendant toute la cérémonie, les plus de 3 000 journalistes qui  se trouvent sur place seront tenus à l'écart. Son enterrement mettra un point final à une semaine de deuil national.

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