Mandela : ses médecins excluent de le débrancher

Nelson Mandela, le 17 juin 2010, à Johannesburg (Afrique du Sud).
Nelson Mandela, le 17 juin 2010, à Johannesburg (Afrique du Sud). (SIPHIWE SIBEKO / POOL)

Cette option ne sera considérée qu'en cas de réelle défaillance des organes, selon un proche de l'ancien président sud-africain.

Les médecins de Nelson Mandela sont prêts à attendre sa guérison. Selon les confidences d'un de ses proches recueillis par l'AFP vendredi 15 juillet, ils se refusent à le débrancher tant qu'il n'y a pas de "réelle défaillance des organes" vitaux.

"On m'a dit que la question (de le débrancher) avait été évoquée", a déclaré Denis Goldberg, un camarade de Nelson Mandela depuis la lutte anti-apartheid qui lui a rendu visite lundi. Mais "les médecins ont dit qu'ils ne considéreraient cette option qu'en cas de réelle défaillance des organes. Comme ça ne s'était pas produit, ils étaient prêts à attendre tranquillement et à le stabiliser jusqu'à sa guérison", a-t-il expliqué.

Les autorités justifient leur discrétion

Le doute s'est installé depuis la révélation de documents judiciaires selon lesquels la famille de Mandela, conseillée par des médecins, a envisagé de le "débrancher". D'après ces documents, le grand homme se trouve "dans un état végétatif". Mais les autorités sud-africaine ont démenti. Elle parle d'état "critique, mais stationnaire"

Le porte-parole de la présidence sud-africaine Mac Maharaj, seule source officielle à communiquer sur la santé du héros national, a justifié dans une interview à l'AFP-TV vendredi la retenue dont font preuve les autorités depuis son hospitalisation. "Nous n'entrons pas dans les détails médicaux de son état, pour respecter la confidentialité médecin/patient, qui s'applique en Afrique du Sud comme dans de nombreux pays du monde, deuxièmement pour respecter l'intimité de l'ancien président Nelson Mandela et de sa famille, et troisièmement pour préserver la dignité de l'ancien président", a-t-il expliqué.

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