La circoncision tue en Afrique du Sud

Le 30 juin 2013, près de Qunu, des garçons de la tribu Xhosa viennent d’être circoncis. Ils sont recouverts d’argile blanche et de cendres, enveloppés dans une couverture comme le veut le rituel. Ils sont ensuite envoyés pendant trois ou quatre semaines dans la brousse où leurs aînés leur inculquent le courage et la virilité. 
Le 30 juin 2013, près de Qunu, des garçons de la tribu Xhosa viennent d’être circoncis. Ils sont recouverts d’argile blanche et de cendres, enveloppés dans une couverture comme le veut le rituel. Ils sont ensuite envoyés pendant trois ou quatre semaines dans la brousse où leurs aînés leur inculquent le courage et la virilité.  (AFP PHOTO / CARL DE SOUZA)

Chez les Xhosa, une ethnie d'Afrique du Sud dont le plus célèbre représentant est Nelson Mandela, les garçons doivent obligatoirement être circoncis pour devenir des adultes et «de vrais hommes». Ce rituel de passage a lieu deux fois par an. Mais beaucoup de ces opérations faites par des guérisseurs sans formation médicale, entraînent chaque année des dizaines de morts et de blessés.

Ces circoncisions pratiquées lors d’une cérémonie initiatique sont la plupart du temps réalisées dans des écoles clandestines.
 
L’hygiène est souvent très rudimentaire, les couteaux non-stérilisés avant l’opération et les guérisseurs ne savent pas gérer les infections quand elles surviennent.
 
Une loi promue en 2011 a fixé l’âge légal de l’opération à 18 ans, mais nombre de jeunes sont toujours circoncis dès l’âge de 13 ans.
 
Il est possible de faire appel à des médecins qualifiés. Mais pour certains parents, cette méthode sans souffrance et sans risque ne permet pas aux garçons de devenir pleinement des hommes.
 
Si d’autres préfèrent que leur fils aille dans des hôpitaux, ils se heurtent parfois au refus des adolescents eux-mêmes qui préfèrent le rite traditionnel, leur assurant la reconnaissance de leurs pairs.
 
Le gouvernement et les associations organisent des campagnes de prévention pour  apprendre les bases de l’hygiène aux praticiens.
 
A cause des infections, plus de 500 adolescents sont morts depuis dix ans, et beaucoup d’autres ont dû être émasculés. Rien qu’en 2013, ce sont plus de trente personnes qui ont déjà péri.
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