Covid-19 en Afrique du Sud : des volontaires veillent sur un orphelinat de bébés rhinocéros pendant le confinement

Des soigneurs ont pu s'y installer afin de maintenir l'activité malgré la pandémie de coronavirus.

A l'extrême nord-est de l'Afrique du Sud, dans la province du Limpopo, se trouve l'un des rares orphelinats du continent recueillant de jeunes rhinocéros, dont les parents ont été abattus par des braconniers pour leur corne. En raison des mesures de confinement mises en place par le gouvernement sud-africain pour lutter contre la pandémie, des volontaires s'y sont installés pour continuer à s'occuper des jeunes pensionnaires.

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Dernier arrivé à l'orphelinat de rhinocéros, créé il y a plus de sept ans, le petit Mapimpi se laisse dorloter par Zanrie, l'une des volontaires. Il était âgé d'une semaine à peine quand sa mère a été abattue par des braconniers à la solde de mafias chinoises.SIPHIWE SIBEKO / REUTERS
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Le rhinocéron (le petit du rhinocéros) était déshydraté, tout flétri, et mangeait du sable, lorsqu'il a été découvert par un villageois. Maintenant, il semble détendu et enjoué. Ce n'est qu'à l'âge de cinq ans que les rhinocéros de l'orphelinat sont relâchés dans la nature.SIPHIWE SIBEKO / REUTERS
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Depuis l'ouverture de la structure, des dizaines de jeunes rhinocéros se sont succédé dans l'enclos rassurant et protégé de l'extérieur. Selon la direction, 95% d'entre eux sont les victimes collatérales du braconnage. SIPHIWE SIBEKO / REUTERS
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Les soigneurs sont unanimes : prendre en charge les petits rhinocéros laisse peu de répit. Il faut leur donner deux litres de lait au biberon plusieurs fois par jour, les réconforter pour qu'ils cessent d'avoir peur et venir à leur chevet la nuit lorsqu'ils poussent des cris déchirants pour appeler leur mère absente.SIPHIWE SIBEKO / REUTERS
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La corne du rhinocéros, tant recherchée par les trafiquants, pousse de 7 cm par an jusqu'à l'âge adulte. SIPHIWE SIBEKO / REUTERS
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Mapimpi, âgé aujourd'hui de deux mois, est devenu la coqueluche de l'orphelinat, presqu'un doudou ... SIPHIWE SIBEKO / REUTERS
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La population de rhinocéros d’Afrique a été décimée au cours des dernières décennies pour alimenter la demande de corne qui, bien qu’elle soit de la même matière que les cheveux et les ongles, est vendue à prix d’or en Chine, comme un prétendu médicament ou comme un bijou. Dans ces transactions illicites, le kilo de corne peut atteindre 65 000 euros. De quoi rendre le massacre très attractif.  SIPHIWE SIBEKO / REUTERS
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