Afrique du Sud : le golf du parc Kruger, dernier terrain de jeu des animaux sauvages

Le parc national offre de nombreuses activités : randonnées pédestres ou en 4x4, balades en VTT, safari photos et… golf.

Comme partout en Afrique, le coronavirus a fermé les portes des parcs nationaux. L’arrêt de l’activité humaine a permis aux animaux sauvages de s’aventurer dans des zones qu’ils évitaient jusque-là, comme le célèbre green du parcours de golf Skukuza, à l’intérieur du parc Kruger.

12 photos de Jean Rossouw illustrent ce propos.

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Paul Kruger, homme d’Etat boer et président de la République sud-africaine entre 1883 et 1902, eut l’idée de créer en 1896, près de la rivière Sabie, la première réserve animalière du pays. En 1912, la construction d’un chemin de fer amena les premiers touristes. Par la suite, d’autres réserves furent ouvertes sur le territoire avant d’être regroupées pour donner naissance en 1926 au désormais célèbre parc national Kruger.     JEAN ROSSOUW/ MAGNUS NEWS/SIPA
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Aujourd’hui, le Kruger, de la taille du Pays de Galles, bordé au nord par le Zimbabwe et à l'est par le Mozambique, s’étend sur 350 km de long et 60 km et large. Il couvre près de 20 000 km².      JEAN ROSSOUW/ MAGNUS NEWS/SIPA
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Cette réserve, la plus grande d’Afrique du Sud, abrite de nombreuses espèces végétales et animales. Véritable havre de paix, le parc possède seize écosystèmes et a été reconnu en 2001 comme réserve de biosphère par l’Unesco. Il abrite près de 150 espèces de mammifères, dont les célèbres Big Five (lion, léopard, éléphant, rhinocéros noir et buffle), plus de 500 espèces d’oiseaux et une centaine de variétés de reptiles.       JEAN ROSSOUW/ MAGNUS NEWS/SIPA
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Au sein de cette réserve naturelle se trouvent de nombreux camps. Le principal et le plus grand est Sabie Bridge fondé en 1902, puis rebaptisé Skukuza en 1936. On y trouve trois musées, une bibliothèque, des magasins, des restaurants, des bungalows pour se loger... Les touristes y viennent pour admirer les animaux sauvages, pratiquer un safari photos ou jouer au… golf.    JEAN ROSSOUW/ MAGNUS NEWS/SIPA
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Construit en 1972, le terrain de golf fut initialement bâti pour la détente du personnel de Skukuza. Devenu public, il est accessible à tous les visiteurs qui peuvent y circuler à pied ou en "golfette".    JEAN ROSSOUW/ MAGNUS NEWS/SIPA
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Unique en son genre, ce terrain composé de 9 trous et 18 départs, offre la particularité de n’être pas clôturé. On peut souvent apercevoir des familles de phacochères et d’autres animaux sauvages s’y promener.      JEAN ROSSOUW/ MAGNUS NEWS/SIPA
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Entre deux frappes de balles, on peut rencontrer girafes et éléphants qui traversent parfois le terrain. Mais la surpopulation de pachydermes est devenue au fil des décennies un véritable problème pour le parc.        JEAN ROSSOUW/ MAGNUS NEWS/SIPA
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Si depuis les années 1990, les éléphants en surnombre ne sont plus abattus, mais relocalisés sur d’autres emplacements protégés, le braconnage intensif à l’intérieur même du parc reste un véritable danger pour eux.      JEAN ROSSOUW/ MAGNUS NEWS/SIPA
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Les golfeurs n’ont pas d’inquiétude à se faire du fait de la présence de tous ces animaux sur leur parcours, un poste de surveillance et des dizaines de caméras observent de près le green. De plus, des rangers patrouillent autour du golf pour maintenir à distance les animaux potentiellement dangereux. A ce jour, aucun golfeur n’a jamais été attaqué. Le plus grand risque est de se faire voler la balle par les babouins.    JEAN ROSSOUW/ MAGNUS NEWS/SIPA
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Si le golf a de nombreux adeptes, le lion reste la grande attraction du parc. Aucun accident n’a jamais été déploré, à l’exception d’un buffle tué par un félin, sur le départ du trou numéro un !        JEAN ROSSOUW/ MAGNUS NEWS/SIPA
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Depuis le mois de mai 2020 et la fermeture du parc à cause du coronavirus, il n’est plus rare de voir les animaux sauvages qui habituellement évitent la présence humaine, s’aventurer sur les routes et le terrain de golf.    JEAN ROSSOUW/ MAGNUS NEWS/SIPA
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Mais les félins ne sont pas les seuls à venir voir de plus près les petites balles blanches. Lycaons et hyènes n’hésitent plus aussi à s’y donner rendez-vous.    JEAN ROSSOUW/ MAGNUS NEWS/SIPA
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