Afrique du Sud : la police déjoue une tentative d’attentat contre des townships noirs

(Radio France © France Info)

Cinq extrémistes blancs viennent d’être inculpés pour avoir projeté des attentats à la bombe contre des townships noirs, le ministre de la Police l’a annoncé hier. Près d’un mois avant l’envoi du Mondial de football, les tensions raciales, bien que sous-jacentes restent vivent dans le pays.

Les cinq extrémistes sud-africains blancs, soupçonnés d'avoir projeté des attentats à la bombe contre des townships noirs,
ont été inculpés pour terrorisme. "La police a fait une descente dans un certain nombre d'endroits et certaines personnes avaient caché des armes et des munitions", a déclaré Nathi Mthethwa, le ministre de la Police.

Fin avril, la police avait arrêté sept hommes à Phalaborwa dans le nord-est du pays après la profanation de la tombe d'un haut-responsable noir, a indiqué Musa Zondi, porte-parole des Hawks, l'unité d'élite de la police criminelle. Lors de l'interrogatoire, "ils nous ont orientés vers leurs autres activités et vers une cache d'armes et d'explosifs", a-t-il précisé. " Ils voulaient notamment poser des bombes dans des zones où vivent des Noirs ," a-t-il précisé.
Les sept ont été inculpés pour terrorisme mercredi de la semaine dernière, mais les charges ont été retirées aujourd'hui contre deux d'entre eux.

"aucune menace terroriste" sur le Mondial de football

Ces arrestations ont lieu un mois après le meurtre du leader extrémiste blanc Eugène Terre’Blanche dont le procès avait occasionné un regain de tension raciale dans le pays, seize ans après l’abolition de l’apartheid.
Mais ce projet d’attentat a surtout lieu près d’un mois avant l’envoi de la Coupe du Monde de football, l’évènement sportif de l’été.

L'heure est à l'apaisement entre les communautés dans le pays organisateur. Selon le ministre de la Police, ces dernières arrestations démontrent que l'Afrique du Sud est "bien préparée" pour accueillir le Mondial-2010 du 11 juin au 11 juillet.
Il n'y a "aucune menace terroriste" ou autre contre le Mondial pour lequel 44.000 policiers sont mobilisés a soutenu Siyabonga Cwele, le ministre des Renseignements. Les 32 pays participant à la Coupe du Monde seront protégés par des unités spéciales de la police et l'armée.