Deux cent cinquante passagers de Transavia bloqués 36 heures à l'aéroport de Djerba

Un avion de la compagnie Transavia, le 14 mai 2009 à Maastricht (Pays-Bas).
Un avion de la compagnie Transavia, le 14 mai 2009 à Maastricht (Pays-Bas). (LEX VAN LIESHOUT / ANP / AFP)

Une grève a paralysé le trafic de cet aéroport tunisien.

Leur attente a duré près de deux jours. Quelque 250 passagers d'un vol Djerba-Nantes de la compagnie Transavia, filiale low-cost d'Air France, sont restés bloqués à Djerba pendant plus de 36 heures, à partir de jeudi matin, en raison d'une grève des bagagistes, ont affirmé plusieurs passagers, dimanche 17 août, dénonçant également des échauffourées avec la police tunisienne dans l'aéroport.

La compagnie Transavia a indiqué pour sa part qu'au total, 900 passagers avaient été affectés par cette grève à l'arrivée et au départ de Djerba, une île tunisienne très touristique. Certains d'entre eux, en provenance d'Orly et de Nantes, ont dû attendre trois heures dans leur avion à l'arrivée, car il n'y avait pas de personnel au sol, avant d'être évacués par la police et les pompiers. Transavia a également précisé que toutes les compagnies avaient été concernées par ce mouvement de grève. 

Prévu jeudi à 8h30, le vol décolle vendredi à 19h30

Romain* devait ainsi partir de Djerba pour Nantes jeudi à 8h30. "Le hall d'entrée était plein. Il y avait 600 ou 700 personnes qui attendaient. Ça sifflait, ça grognait", témoigne-t-il. Mais, à son grand étonnement, "les responsables de l'aéroport ont quitté leurs bureaux". Les passagers se tournent alors vers Transavia. En vain. "Nous avons été complètement abandonnés par la compagnie", assure-t-il. Les heures passent, et le vol est "retardé toutes les heures", sans information sur un éventuel vol de remplacement. Seuls un sandwich et une canette finissent par être distribués. 

La nuit tombe alors sur Djerba. Excédés, des passagers de Transavia tentent de bloquer des guichets d'enregistrement. La police tunisienne intervient alors pour repousser les passagers. "Il y a eu des coups de poing, et ils ont menacé de nous confisquer nos appareils multimédia car certains filmaient", témoigne Romain. Dépités, certains préfèrent quitter l'aéroport pour passer la nuit à l'extérieur. Les 70 touristes restant dans l'aéroport dormiront sans matelas ni couverture.

A 10 heures du matin, vendredi, Transavia annonce enfin un vol, prévu à 17h10. Les touristes sont toutefois contraints de rester sur place. Le dénouement n'intervient qu'à 19h30, lorsque l'avion finit par décoller de Djerba à destination de Nantes. Les voyageurs seront remboursés, assure Transavia. 

*Le prénom a été modifié, le passager souhaitant garder l'anonymat.

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