Afghanistan : Emmanuel Macron maintient sa proposition d'une zone sécurisée à Kaboul, écartée par un porte-parole des talibans

Le président de la République Emmanuel Macron lors d\'une visite de la grande mosquée d\'al-Nouri à Mossoul (Irak), le 29 août 2021.
Le président de la République Emmanuel Macron lors d'une visite de la grande mosquée d'al-Nouri à Mossoul (Irak), le 29 août 2021. (ISMAEL ADNAN YAQOOB / ANADOLU AGENCY / AFP)

Des négociations se poursuivent au sujet des conditions dans lesquelles les Afghans souhaitant quitter le pays pourraient le faire.

"Il est trop tôt pour juger de la fin. Ce que nous privilégions, c'est une solution pragmatique". Dans un entretien accordé à TF1 dimanche 29 août, Emmanuel Macron a maintenu sa demande de création d'une zone protégée à Kaboul, pour garantir la sécurité des personnes souhaitant être évacuées après le 31 août et le départ des troupes américaines. 

La proposition, aussi formulée par le Royaume-Uni et l'Allemagne, doit être étudiée par l'ONU. Mais un porte-parole des talibans l'a rejetée dans une interview à franceinfo, assurant qu'elle ne serait pas nécessaire, car les Afghans pourront voyager librement. Sur TF1, le président français a reconnu qu'il ne pouvait pas "garantir" que les discussions en cours avec les talibans aboutiraient. Mais dans un communiqué dimanche soir, une centaine de pays dont la France affirment avoir obtenu des talibans l'assurance que "tout citoyen afghan disposant d'une autorisation de voyager émise par nos pays sera autorisé à se rendre de façon sûre et ordonnée vers les points de départ, et à quitter le pays".

Le dernier vol de rapatriement est arrivé à Paris. Il avait décollé d'Abou Dhabi, qui servait d'escale lors des évacuations françaises, avec à son bord des militaires français et des membres de l'ambassade de France à Kaboul, dont l'ambassadeur David Martinon. Le Premier ministre Jean Castex les a accueillis à Villacoublay (Yvelines). Les exfiltrations de civils afghans par la France depuis Kaboul avaient, elles, cessé depuis vendredi.

 Frappe américaine à Kaboul. Le Pentagone a annoncé qu'un drone américain avait détruit un véhicule chargé d'explosifs lié à la branche afghane de l'Etat islamique. Cette frappe a été présentée comme ayant permis de "supprimer une menace imminente" contre l'aéroport, déjà frappé par un attentat jeudi.

 Biden rencontre les familles des soldats tués. Treize militaires américains ont été tués dans l'attentat à l'aéroport jeudi, et leurs dépouilles ont été rapatriées sur une base aux Etats-Unis. Joe Biden, critiqué pour sa gestion du retrait américain d'Afghanistan, doit se recueillir sur leurs cercueils à 18h, heure française.

 Les femmes pourront étudier, assurent les talibans. Le ministre par intérim de l'enseignement supérieur a déclaré que l'enseignement se poursuivrait "en accord avec la charia" et dans des classes non-mixtes. Lors du premier passage des talibans au pouvoir, l'éducation des femmes était interdite.

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