20 ans après la mort de Yitzhak Rabin, Israël se souvient

(Grand rassemblement à Tel Aviv, en hommage à Yitzhak Rabin © MaxPPP)

40.000 personnes étaient rassemblées samedi soir à Tel Aviv pour commémorer le vingtième anniversaire de l'assassinat de Yitzhak Rabin. Il avait signé les accords d'Oslo avec Yasser Arafat, pour pacifier les relations israélo-palestiniennes.

Vingt ans après son assassinat, 40.000 personnes ont participé à Tel Aviv à un rassemblement en hommage à Yitzhak Rabin, sur le square qui porte désormais son nom. Sur l’écran face à la foule, les mots de paix de l’ancien Premier ministre israélien déclenchent des applaudissements. Il y a des dizaines de portraits géants à son effigie. Pourtant ce n'est pas l‘homme qui est au centre du rassemblement, mais la défense de la voie démocratique en Israël.

"La violence ne remplace pas les accords"

Cet commémoration a lieu alors que la société israélienne est sérieusement divisée et la gauche s'inquiète sur la capacité à vivre ensemble. Vingt ans après l’assassinat, les Israéliens qui participent à ce rassemblement ont le sentiment que le climat est aujourd’hui aussi dégradé qu’à l’époque. D’où le message porté par Tom, membre d’une des organisations impliquées : "On veut unifier, on veut s'entendre sur l'idée que même si on est vraiment divisés en Israël, on doit se mettre d'accord. La base, c'est la démocratie. C'est écrit dans la religion juive qu'on ne laisse pas tomber les minorités, qu'il faut les garder et que la violence ne remplace pas les accords."

Cette division, elle apparaît aussi clairement aux yeux d'Eva, franco-israélienne depuis un an et demi. "La distance vers la paix est beaucoup plus grande qu'avant. (...) Les attaques au couteau, c'est pire que les intifada, c'est beaucoup plus grave. (...) Le camp de la paix n'est pas audible."

Eva, au rassemblement en hommage à Yitzhak Rabin : "Je ne vois pas la paix venir maintenant"
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Les partis politiques ont été mis de côté dans l'organisation de cet hommage, pour tenter d’élargir d’audience de ces rassemblements qui étaient ces dernières années resserés autour de la gauche laïque.

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