Un homme dans les décombres de sa maison, le 12 novembre 2017 à Souleimaniyeh (Irak).
Un homme dans les décombres de sa maison, le 12 novembre 2017 à Souleimaniyeh (Irak). (FERIQ FEREC / ANADOLU AGENCY / AFP)

Un violent séisme fait au moins 344 morts en Iran et en Irak

Au moins 344 personnes ont été tuées et plusieurs milliers de blessés dans un tremblement de terre de magnitude 7,3 qui a frappé, dimanche 12 novembre, le nord-est de l'Irak et des régions frontalières en Iran et en Turquie. En Iran, le bilan des victimes n'a cessé d'augmenter au fil des heures. Selon la cellule de crise, citée par la télévision d'Etat iranienne, on dénombrait 336 morts et 3 950 blessés. A cela s'ajoutent huit morts et 321 blessés côté irakien, selon des chiffres encore provisoires.

Selon l'Institut géologique américain (USGS), la secousse a été enregistrée à une profondeur de 25 kilomètres à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la ville d'Halabja, dans une zone montagneuse de la province irakienne de Souleimaniyeh. Elle a eu lieu à 19h18, heure de Paris, et a également été ressentie en Iran ainsi qu'en Turquie où ni dégâts ni victimes n'ont été enregistrés, selon les autorités.

De nombreuses répliques

La secousse a été ressentie pendant une vingtaine de secondes à Bagdad et parfois pendant des durées plus longues dans les autres provinces d'Irak, qui ont toutes été touchées, ont témoigné des journalistes de l'AFP. Selon le site internet de l'Institut de géophysique de l'université de Téhéran, le séisme a été suivi de nombreuses autres secousses pendant la nuit, dont au moins trois supérieures à 4,3 sur l'échelle de Richter.

Côté iranien, la ville la plus touchée est Sarpol-e Zahab, avec 142 morts. La ville d'Islamabad et le poste-frontière de Qasr-e Shirin, tous deux également dans la province de Kermanshah ont aussi été touchés. "Nous sommes en train d'installer trois camps d'urgence" dans cette zone, a déclaré à la télévision d'Etat le gouverneur adjoint de Kermanshah.

Une région régulièrement touchée par les séismes

D'après l'agence officielle Irna, une trentaine d'équipes de secouristes du Croissant-Rouge iranien ont été envoyées dans l'ouest de l'Iran. Interrogé par la télévision d'Etat, Pir Hossein Koolivand, le chef du Service national d'urgence, a déclaré qu'il était "difficile d'envoyer des équipes de secours dans (certains) villages car les routes ont été coupées (à cause de) glissements de terrains".

En décembre 2003, un séisme avait anéanti la ville historique de Bam en Iran, dans la province de Kerman (sud-est). Au moins 31 000 personnes avaient été tuées. En avril 2013, l'Iran avait subi à quelques jours d'intervalle deux séismes de magnitude 6,4 puis 7,7, la plus forte secousse depuis 1957 dans ce pays. Ils avaient fait une quarantaine de morts en Iran et autant au Pakistan voisin. En juin 1990, un séisme d'une magnitude de 7,4 en Iran près de la mer Caspienne (Nord) avait fait 40 000 morts, plus de 300 000 blessés et 500 000 sans-abri.

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