VIDEO. Quels facteurs peuvent aggraver le bilan d’un séisme ?

La configuration géographique de la zone touchée, la présence de bâtiments répondant aux normes parasismiques, ainsi que la préparation de la population, sont déterminants. 

Le bilan d'un séisme n'est pas toujours lié à son intensité sur l'échelle de Richter. Ainsi, le tremblement de terre survenu jeudi 7 septembre, dans le sud du Mexique, a été plus puissant, mais moins meurtrier que celui qui a frappé la capitale, Mexico, onze jours plus tard, mardi 19 septembre. 

Si la force du séisme joue un rôle déterminant, d'autres facteurs entrent en jeu. Certaines villes, comme Istanbul (Turquie) ou Téhéran (Iran), cumulent même plusieurs facteurs : en plus d'être situées dans des zones à risque, elles sont très densément peuplées et font l'objet d'un développement urbain rapide et rarement pensé en vertu des normes parasismiques.

Au contraire, la Californie (Etats-Unis) ou le Japon, sont mieux préparés à affronter de tels événements, ce qui permet de sauver de nombreuses vies. 

Des systèmes d'alertes imparfaits 

Mais les systèmes d'alerte et la préparation de la population ne permettent pas toujours de limiter le nombre de victimes. Ainsi, l'alerte sonore censée prévenir les Mexicains en cas de séisme n'a pas fonctionné ou est intervenue trop tard, lors du violent tremblement de terre qui a frappé la capitale et sa région. Et ce, malgré les 8 200 mégaphones déployés dans la ville. Selon les experts, cela peut s'expliquer par la localisation de l'épicentre, au centre du pays, c'est-à-dire hors de la principale zone de couverture des capteurs, l'océan Pacifique.

Une telle technologie n'était pas disponible lors du séisme du 19 septembre 1985, d'une magnitude de 8,1, qui a tué plus de 10 000 personnes dans la capitale mexicaine.

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