Séisme en Indonésie: en vacances dans le pays, deux étudiants d'Annecy décident de rester et de créer une cagnotte

Gangga, une île indonésienne victime du séisme du 5 août 2018.
Gangga, une île indonésienne victime du séisme du 5 août 2018. (ADEK BERRY / AFP)

Selon France Bleu Pays de Savoie, Anne Perrin et Florian Gasmann ont déjà collecté plus de 6 000 euros grâce à leur cagnotte.

Deux Haut-Savoyards en vacances sur l'île de Lombok en Indonésie, frappée par un séisme le 5 août dernier, ont décidé de rester sur place, rapporte mardi 13 août France Bleu Pays de Savoie. Neuf jours après le séisme qui a fait près de 450 morts, Anne Perrin et Florian Gasmann, 24 ans, étudiants annéciens en droit et en commerce, ont créé une cagnotte sur internet pour venir en aide à la population. Elle a atteint à ce jour plus de 6 300 euros. Grâce à ces dons, ils ont déjà distribué l'équivalent de 40 000 repas aux sinistrés.

Les deux étudiants - en vacances en Indonésie depuis deux semaines - étaient sur l'île de Gili Méno, à l'est de Lombok, lorsque le séisme est survenu. Il leur restait encore deux semaines de vacances dans le pays mais les deux étudiants ont préféré utiliser ce temps pour venir en aide aux sinistrés, comme l'explique Florian Gasmann : "On avait quoi comme choix ? Soit prendre un billet et rentrer en avance ou alors continuer nos vacances."

Je pense que ça aurait été très compliqué de savoir qu'autant de gens étaient en détresse ici et continuer tranquillement nos vacances sur Java. Florian Gasmannà France Bleu Pays de Savoie

Un avis partagé par Anne Perrin : "Quand on a vu les locaux qui se sont jetés sur les bateaux on s'est dit que peut-être c'était dangereux de rester. Mais on a tout vécu en même temps qu'eux, donc il n'y avait pas vraiment de raison pour nous de partir." 

Pour apporter leur aide, les deux étudiants pensent d'abord à aller distribuer de l'eau et de la nourriture aux sinistrés puis ils ont finalement l'idée de créer une cagnotte : "Je pense qu'on a eu raison vu l'ampleur qu'elle a prise", ajoute Anne Perrin avant de conclure : "Nous n'avons pas de compétences médicales mais on a la possibilité d'organiser ces ravitaillements grâce aux fonds qu'on a réussi à collecter."

On a pu fournir des médicaments et des outils médicaux ou encore des couches pour les enfants.Anne Perrinà France Bleu Pays de Savoie

Les deux étudiants ont prévu de rentrer en France comme prévu le 18 août et espèrent que leur action perdurera après leur départ.

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