La canicule va durer "une semaine" avec des nuits "éprouvantes dans les milieux très urbains" selon Météo France

Une femme dans le jardin des Tuileries à Paris en juillet 2020. 
Une femme dans le jardin des Tuileries à Paris en juillet 2020.  (ALEXIS SCIARD / MAXPPP)

La vague de chaleur va frapper une très grande partie de la France.  

Un nouvel épisode de canicule commence jeudi 6 août et devrait durer "environ une semaine, entre 6 et 8 jours", avec des nuits de plus en plus chaudes, même"éprouvantes notamment dans les milieux très urbains", a expliqué sur franceinfo François Jobard, prévisionniste à Météo France.

franceinfo : Combien de temps va durer cette canicule ?

François Jobard : Cela pourra différer suivant les régions, en particulier les régions de la façade atlantique qui pourront connaître moins de journées chaudes. A l'échelle de la France, on est sur une vague de chaleur assez significative puisqu'elle va durer environ une semaine, entre 6 et 8 jours. Dans de nombreuses villes, on va dépasser les 35 degrés pendant plusieurs jours ce qui n'est pas si fréquent que cela, notamment sur une partie centrale de la France.

Quelles seront les régions les plus impactées ?

Une vaste partie centrale et est du pays, de la Nouvelle-Aquitaine jusqu'au Centre, le bassin parisien, les Hauts-de-France et toute la façade Est, on va avoir cinq ou six jours à plus de 35 degrés. Dans certains endroits, cela ne s'est jamais vu en dehors de 2003. Dans les milieux très urbains, on va avoir des phénomènes d'accumulation de chaleur donnant lieu à des nuits de plus en plus chaudes avec des températures minimales qui seront élevées, chaque nuit un peu plus douce, un peu plus chaude que la précédente, d'où cet effet de nuits éprouvantes notamment dans les milieux très urbains, et de fatigue qui sera ressentie par les organismes.

C'est l'année la plus chaude depuis 1900. Est-ce le cas pour la sécheresse aussi ?

Oui, la sécheresse météorologique a été exceptionnelle au mois de juillet puisque l'indicateur national indique que depuis au moins 1959 on n'avait pas connu de mois de juillet aussi sec. Les passages pluvieux ont été extrêmement rares voire inexistants et les orages également très rares. Dans certaines régions du Nord et du Nord-Est le printemps a également été particulièrement sec. Tout ça fait qu'on arrive, au début de cette vague de chaleur, avec des sols par endroits extrêmement secs, proches des records bas pour la période.

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