Plan grand froid : l'Etat ouvrira 14 000 places d'hébergement supplémentaires

Des sans-abri dorment sur des cartons à Colmar (Haut-Rhin), le 8 décembre 2017.
Des sans-abri dorment sur des cartons à Colmar (Haut-Rhin), le 8 décembre 2017. (MAXPPP)

Le gouvernement présente mercredi son plan hiver, qui débute officiellement le 1er novembre.

Un effort "sans précédent" pour le gouvernement. L'Etat ouvrira 14 000 places supplémentaires pour l'hébergement des sans-abri en France en cas de grand froid, annonce le ministre de la Ville et du Logement, Julien Denormandie, dans un entretien au Parisienpublié mercredi 31 octobre. "Le chiffre évoluera selon les pics de froid et il pourra y en avoir plus", a-t-il précisé. Ces places s'ajoutent aux 136 000 places d'hébergement d'urgence déjà ouvertes pendant l'année.

Ces nouvelles places, mobilisables jusqu'au 31 mars dans le cadre du plan hiver qui commence officiellement jeudi, seront étalées sur le territoire "afin de ne pas concentrer les gens au même endroit, chose qui a trop souvent été faite dans le passé", a précisé Julien Denormandie. Au total, 250 places seront ouvertes au milieu du cossu 7e arrondissement de Paris, affirme le ministre.

Davantage de moyens pour les maraudes

L'Etat va également débloquer 5 millions d'euros supplémentaires pour financer des équipes de maraude "partout en France" afin d'orienter les sans-abri vers les dispositifs d'urgence. La priorité sera donnée sur les familles à la rue, dont le nombre est en hausse, selon les associations.

Pour la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), qui rassemble 800 associations gérant 80% des centres d'hébergement, il s'agit d'une "mobilisation de l'Etat plus précoce que les années passées". Mais "il faut sortir de la gestion au thermomètre : l'été, il y a autant de demandes d'hébergement et la mortalité des sans-abri est aussi importante qu'en hiver", martèle son directeur Florent Gueguen. Derrière les moyens affichés, il dénonce "la baisse des crédits pour les centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) : 33 millions en deux ans""On est très loin de la doctrine du logement d'abord", remarque le directeur.

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