VIDEO. Pollution : Pas la peine de "vociférer" pour obtenir la circulation alternée, lance Royal

FRANCE INTER

Cette remarque de la ministre de l'Ecologie, mercredi sur France Inter, semble adressée à la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui avait réclamé avec insistance que le dispositif soit mis en place lors d'un précédent épisode de pollution.

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Ségolène Royal a refusé à citer Anne Hidalgo, mais elle semble bien être la cible de sa pique. Questionnée, mercredi 8 avril, sur une éventuelle mise en place de la circulation alternée en Ile-de-France en raison d'un nouvel épisode de pollution aux particules fines, la ministre de l'Ecologie a affirmé sur France Inter que "personne ne peut ni imposer, ni vociférer, ni exiger" une telle mesure.

Bras de fer

Airparif prévoit mercredi "un épisode de pollution avec un possible dépassement du seuil d'information". Anne Hidalgo, maire de Paris, et Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, ont demandé, mardi, à l'Etat de "planifier dès maintenant" les mesures à prendre face à ce nouvel épisode de pollution aux particules fines, en convoquant notamment une cellule de crise.

La région et la ville de Paris dépendent de la préfecture (et donc de l'Etat) pour la mise en place de mesures d'urgence telles que la circulation alternée. Ce dispositif a déjà donné lieu à un bras de fer entre Anne Hidalgo et Ségolène Royal. Lors d'un précédent épisode de pollution, la maire de Paris avait réclamé son application immédiate.

Discussion avec les élus

Sur France Inter, la ministre de l'Ecologie a confirmé que le préfet de police de Paris allait réunir, à midi, "l'ensemble des élus, y compris ceux des sept départements de la région parisienne", pour évoquer les éventuelles mesures à prendre. "Ce qui a changé, comme je m'y étais engagé, c'est que maintenant, il y a une discussion avec les élus", a fait valoir la ministre de l'Ecologie, soulignant toutefois que le "seuil d'alerte n'est pas encore atteint". Elle a insisté : "Empêcher quelqu'un de prendre sa voiture, c'est une mesure privative de liberté, il faut qu'elle soit justifiée".

La circulation alternée, un dispositif rarement utilisé, avait été mise en place le 23 mars à Paris et dans sa proche banlieue en raison d'un épisode de pollution aux particules en Ile-de-France.

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